Le LOSC a tranché. Matias Fernandez-Pardo, 21 ans, ne foulera plus les terrains d'entraînement lillois jusqu'à la clôture du mercato. Une mise à l'écart officialisée par l'entraîneur en conférence de presse, à quelques heures du choc face au PSG prévu le 28 août. Le club nordiste, actuel 3e de Ligue 1 avec 3 points après une victoire inaugurale, prend les devants dans un dossier qui s'enlise depuis plusieurs semaines.
« On a pris la décision qu'il ne s'entrainait pas avec le groupe jusqu'à la fin du mercato et jusqu'à la solution de sa situation. C'est un sujet de mercato et donc un sujet de club », a déclaré l'entraîneur lillois. Message clair : le Belge ne fait plus partie des plans à court terme. Une situation paradoxale quand on se souvient des récentes déclarations de Sylvain Armand, coordinateur sportif, qui assurait ce week-end compter sur l'international belge « à qui il reste 3 ans de contrat ».
L'intérêt européen qui change la donne
L'offensive des cadors européens a manifestement redistribué les cartes. Newcastle, l'Atlético de Madrid et surtout Arsenal suivent de près l'évolution du dossier. Les Gunners ont même placé Fernandez-Pardo sur leur short-list selon les informations de Foot Mercato. Pour un joueur recruté 11,5 millions d'euros il y a un an à La Gantoise, la direction lilloise réclame désormais 70 millions d'euros. Un coefficient multiplicateur qui explique la gestion prudente du club.
Côté joueur, le principal intéressé a dû démentir publiquement avoir séché les entraînements, évoquant des « mensonges » circulant dans la presse. Une sortie publique qui témoigne de la tension autour du dossier. La stratégie lilloise vise avant tout à préserver un actif financier de cette envergure. Toute blessure dans les derniers jours du mercato ruinerait des mois de négociations.
Un effectif privé d'une option offensive
L'absence de Fernandez-Pardo prive Lille d'une solution offensive dans une équipe qui peine à scorer. Olivier Giroud, titularisé lors de la première journée (63 minutes, 1 but), porte seul le secteur offensif à 39 ans. Le vétéran français a rappelé son efficacité (tir cadré converti), mais ne peut enchaîner trois matchs par semaine.