Mercato Lens : D'immenses regrets pour le successeur désigné de Malang Sarr ?

Armando Obispo devait signer au RC Lens pour remplacer Malang Sarr dans l'axe gauche de la défense artésienne. Puis le PSV Eindhoven a claqué la porte. Pas d'explication, pas de négociation : l'international de Curaçao, champion du monde sous les couleurs de son île lors du dernier Mondial, est resté aux Pays-Bas. Il avait reconnu publiquement sa déception après cet échec. Aujourd'hui, son cas permet de mesurer la différence entre un mercato raté et une carrière gâchée.

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Illustration : "Mercato Lens : D'immenses regrets pour le successeur désigné de Malang Sarr ?"
© Site officiel du RC Lens

Trois titularisations, zéro polémique

Le PSV ne l'a pas gardé pour décorer le banc. Obispo a démarré les trois premières journées de l'Eredivisie comme titulaire : un nul 2-2 à domicile contre Fortuna Sittard, une victoire 2-1 à Excelsior Rotterdam, puis un large succès 5-1 face au FC Groningen. Pas de coup d'éclat, mais un bilan solide selon la presse néerlandaise. Pour un défenseur qui sortait d'une saison mitigée en termes de temps de jeu, c'est une forme de réhabilitation discrète. Le PSV, actuellement en tête du championnat néerlandais, tourne avec un effectif compact sous la houlette de Peter Bosz. Obispo s'y est intégré sans bruit, sans drame.

Lens, orphelin de l'axe gauche

Pendant ce temps, le Racing2e de Ligue 1 avec 3 points après une seule journée et une victoire 5-2 — a dû se débrouiller autrement. L'échec du dossier Obispo a obligé le club artésien à revoir ses plans défensifs. Le profil du Néerlandais formé au PSV, latéral reconverti en central gauche, collait pourtant aux attentes. Mais l'Eredivisie a parlé plus fort que les ambitions lensoises. Résultat : Obispo joue en Europe avec Eindhoven, Lens continue de chercher des solutions sur son flanc gauche.

Un échec qui arrange tout le monde

Si le transfert avait abouti, Obispo serait peut-être en train de ronger son frein sur le banc lensois, dans l'attente d'une adaptation au football français. Au lieu de ça, il accumule du temps de jeu dans un club qu'il connaît parfaitement, sous un entraîneur qui le fait jouer. Pour Lens, l'affaire est différente : un renfort avorté, c'est toujours un plan B à activer.