Lors du match nul concédé au Stade de la Beaujoire face au Stade de Reims (0-0) à l'occasion de la 8e journée de Ligue 2 BKT, la composition de départ présentée par le FC Nantes réservait une surprise majeure dans les cages. Titulaire indiscutable lors des sept premières rencontres de la saison, Maxime Dupé a cédé sa place au portier suédois Patrik Carlgren.
Auteur d'un clean sheet convaincant et rassurant sur les rares incursions rémoises pour sa première titularisation de l'exercice, le Suédois a donné raison à son entraîneur.
Une mise au repos stratégique plutôt qu'une sanction
Présent en conférence de presse à l'issue de la partie, l'entraîneur nantais Grégory Poirier a tenu à balayer d'un revers de main toute idée de sanction disciplinaire ou de déclassement définitif pour Maxime Dupé : « Max' était un peu mieux sur les derniers matchs, mais il y avait toujours une ou deux situations où il n'a pas encore retrouvé son niveau. Ce n'est pas du tout une rupture, c'était un choix... Je suis là pour faire des choix et Patrik pouvait amener une nouvelle énergie sur ce poste-là. »
Mettant en avant la gestion mentale de ses troupes, le technicien de 44 ans insiste sur le besoin d'insuffler un nouveau souffle : « C'était une histoire de confiance aussi : parfois, il faut savoir souffler un peu. Pat' a su être opportuniste sur ce match, ça reste à confirmer. »
La validation du vestiaire et du capitaine Lucas Perrin
Dans le vestiaire nantais, ce mouvement dans la hiérarchie a été perçu avec sérénité et professionnalisme. Interrogé en zone mixte, le nouveau capitaine et défenseur central des Canaris, Lucas Perrin (27 ans), a tenu à souligner l'excellente entente régnant entre les deux spécialistes du poste : « Je suis content pour lui. Il est arrivé en même temps que le coach et il travaille bien. Mais Max' aussi travaille bien, on est contents avec nos deux gardiens. La concurrence est saine. »
Désormais projeté vers l'échéance à venir contre Dunkerque, Grégory Poirier se félicite de disposer d'un groupe étoffé où l'émulation collective tire l'effectif vers le haut.