Si la blessure au genou subie par le portier Gautier Larsonneur constitue le principal point noir de la rencontre remportée par l'AS Saint-Étienne face à Rodez AF (2-0) ce week-end, une analyse approfondie du contenu révèle d'autres motifs d'inquiétude pour Ian Cathro. Malgré la réalisation de Ballo et la forme étincelante d'Augustine Boakye pour sceller le sort de la partie, les chiffres bruts de l'affiche calment net l'enthousiasme général.
En dépit d'une maîtrise territoriale évidente symbolisée par un taux de possession de balle de 62 %, les Stéphanois n'ont pas réussi à distancer leur adversaire au chapitre des tentatives offensives.
Une domination stérile et des largesses défensives
Au coup de sifflet final, les deux formations comptaient un total identique de dix frappes au but (dont quatre cadrées chacune). Une égalité statistique qui souligne la difficulté des Verts à transformer leurs temps forts en véritables situations de danger dans la zone de vérité.
Pire encore, les Ruthénois sont parvenus à créer le danger sur les phases arrêtées, obtenant six corners sur l'ensemble de la partie contre un seul petit coup de pied de coin pour les locaux.
Larsonneur et le poteau pour sauver les meubles
Sans deux interventions décisives de Gautier Larsonneur, dont un duel remporté devant Kélian Nsona à la 69e minute, et une déviation de Cartillier envoyée sur le poteau à la 71e minute, les Aveyronnais auraient pu relancer totalement le suspense au Stade Geoffroy-Guichard.
Si l'efficacité clinique affichée dans les deux surfaces a permis à l'ASSE de empocher les trois points de la victoire, ce manque de tranchant offensif et ces failles d'alignement constituent des avertissements sans frais. Des ajustements indispensables avant d'aborder le choc décisif pour la tête de la Ligue 2 sur la pelouse du Red Star dès ce week-end.