Invité de l'émission La Voix des Verts, l'ancien entraîneur de l'AS Saint-Étienne Laurent Roussey a livré une analyse tactique pointue sur l'organisation de l'entrejeu forézien. Alors que le duo composé par Áron Csongvai et Tamar Svetlin s'est progressivement installé dans le système du technicien écossais Ian Cathro, l'ancien coach stéphanois remet en question la réelle complémentarité des deux joueurs lors des phases offensives.
Un manque de projection vers la surface adverse
Si Roussey reconnaît que l'association de ces deux profils très proches offre une assise défensive solide et permet de libérer Jakob Breum dans son rôle de créateur, il pointe également une limite majeure dans l'animation : « Quand il y a Breum, là, un des deux devrait être un box-to-box. Il ne l'est pas. Pour l'équipe, tu ne tires pas le maximum de ce que tu pourrais dans un schéma comme ça. » Selon lui, l'absence d'un milieu relayeur capable de casser les lignes par des courses vers l'avant prive les Verts d'une menace constante dans les trente derniers mètres.
Trouver la bonne formule après le revers à Dunkerque
Cette analyse prend un relief particulier après le premier accroc de la saison subi à Dunkerque (2-1), où l'ASSE a éprouvé de grandes difficultés à imposer sa maîtrise au retour des vestiaires. Ian Cathro devra ajuster le curseur dans l'entrejeu lors des prochaines journées afin de conserver les garanties à la relance apportées par Csongvai et la récupération assurée par Svetlin, tout en instillant plus d'impact et de projection offensive.