À peine arrivé, déjà reparti. Dino Toppmöller, l'entraîneur allemand de 45 ans recruté cet été par le RC Lens, ne sera pas sur le banc lensois ce vendredi soir face à Monaco (20h45). Selon les informations de L'Équipe, la direction artésienne a décidé de se séparer de son technicien après seulement quatre journées de Ligue 1, malgré une victoire en Ligue des champions et un succès lors du Trophée des champions. Un départ aussi précoce interroge sur la gestion du projet lensois.
Une première partie de saison catastrophique
Actuellement 10e au classement avec 4 points en 4 matchs (1 victoire, 1 nul, 2 défaites), Lens traverse une entame de championnat délicate. La forme récente des Sang et Or (N-D-D-V) illustre une équipe en manque de stabilité, incapable de trouver le bon rythme malgré un effectif ambitieux. Avec 8 buts marqués pour 7 encaissés, la balance offensive reste positive, mais les deux revers consécutifs ont visiblement précipité la décision des dirigeants. Pour un club habitué à jouer les premiers rôles, cette 10e place constitue une déception manifeste.
Yannick Cahuzac en pole position
Pour succéder à Toppmöller, la direction lensoise s'apprête à faire confiance à Yannick Cahuzac, adjoint de l'Allemand depuis le début de saison et pressenti depuis plusieurs semaines pour prendre les commandes. Le club du Nord n'aurait finalement attendu qu'un petit mois de compétition pour activer ce plan B. Ce vendredi en principauté, c'est donc l'ancien milieu de terrain qui devrait diriger la rencontre aux côtés de Bilal Hamdi, face à un Monaco en grande forme. L'ASM, 2e avec 10 points (3 victoires, 1 nul) et une série de trois succès consécutifs (V-V-V-N), représente un adversaire redoutable pour une première sur le banc.
Un pari risqué pour la suite
Ce changement brutal interroge sur la stratégie du RC Lens. Miser sur un entraîneur sans attendre de voir s'installer son projet, puis lui retirer sa confiance après quatre journées seulement, témoigne d'une impatience inhabituelle dans le football moderne. Reste à savoir si Cahuzac parviendra à redresser la barre rapidement, alors que le calendrier ne laisse aucun répit. La réception de cette décision dans le vestiaire et l'accueil réservé au nouvel homme fort détermineront la capacité des Artésiens à rebondir. Dans un championnat aussi serré, chaque point compte, et Lens ne peut se permettre de prolonger cette spirale négative.