Cinq mois après avoir été remercié par la direction de l'AS Saint-Étienne, Eirik Horneland brise enfin le silence. Dans un entretien exclusif accordé au quotidien Le Progrès, le technicien norvégien a accepté de revenir sur son aventure mouvementée dans le Forez. Sans animosité mais avec une sincérité rare, l'ancien entraîneur des Verts a confessé ses regrets, clamé son amour éternel pour le club et affiché sa totale confiance quant à un retour imminent de l'écurie stéphanoise dans l'élite.
Une parenthèse comme consultant pendant la Coupe du Monde 2026
Écarté du banc ligérien à la fin du mois de janvier dernier, Eirik Horneland (50 ans) a profité de ces derniers mois pour recharger les batteries et prendre un recul nécessaire. S'il n'a pas encore retrouvé de projet à la hauteur de ses attentes, le technicien scandinave n'est pas resté inactif. Il profite en effet de la Coupe du Monde 2026 pour s'essayer à un tout nouveau rôle de consultant de luxe pour la chaîne de télévision publique norvégienne NRK.
Une expérience enrichissante qu'il considère toutefois comme une simple transition. Attentif au marché des transferts, Horneland a confirmé avoir repoussé plusieurs avances ces dernières semaines. "Il y a des contacts concrets, mais la priorité absolue est de choisir le bon projet. Les opportunités ne manquent pas, que ce soit en Scandinavie ou ailleurs en Europe, mais je prends mon temps pour m'engager dans le bon club", confie-t-il.
"Je continuerai à suivre l'ASSE pour le reste de ma vie"
Malgré la fin brutale de sa mission dans le Forez, le manager norvégien n'a pas coupé les ponts avec l'actualité des Verts. Le terrible échec subi lors des barrages d'accession face à l'OGC Nice n'a en rien entaché son affection pour le club. "Même si la montée est passée sous le nez de l'équipe cette fois, je suis extrêmement confiant pour la saison prochaine sous les ordres de Ian Cathro", assure-t-il avec optimisme.
Pour Horneland, l'expérience stéphanoise restera gravée à jamais, lui qui a découvert un univers à des années-lumière de ses repères habituels : "J'ai découvert une culture footballistique radicalement différente de la culture scandinave. J'ai rencontré des personnes formidables, dirigé de très bons joueurs et surtout mesuré la dimension de ce club immense. Je continuerai à suivre l'ASSE pour le reste de ma vie."
Des regrets assumés et un appel du terrain
Arrivé dans un contexte sportif extrêmement délétère, le Norvégien n'avait pas réussi à redresser durablement la barre avant de voir son aventure écourtée. Un échec qu'il assume aujourd'hui avec beaucoup de maturité. "Il y a toujours des regrets tenaces quand on ne parvient pas à réussir sa mission. Mais il est hors de question de se morfondre. Il faut savoir apprendre de ces épreuves pour nourrir sa carrière de manager."
Désormais tourné vers l'avenir, l'ancien coach de l'ASSE exclut de prendre les rênes d'une sélection nationale et privilégie un retour quotidien au sein d'un club. En attendant de retrouver les pelouses, il sera le premier supporter d'une reconstruction stéphanoise qu'il espère victorieuse.