Le bras de fer juridique est désormais officiellement engagé entre le Stade Rennais et la Ligue de Football Professionnel (LFP). Comme annoncé par Nicolas de Tavernost début septembre, le club breton a saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour contester la programmation du match retour de la 23e journée de Ligue 1 au Parc des Princes.
Aux origines du conflit : l'organisation du match aller
Initialement, le Paris Saint-Germain devait recevoir la rencontre aller le 23 août lors de la 2e journée. Cependant, l'état de la pelouse parisienne, dégradée par la sécheresse et un champignon estival, avait contraint les instances à chercher une solution d'urgence. Rennes avait accepté de reprendre l'organisation au Roazhon Park au pied levé afin d'éviter un report, le match s'étant soldé par un score de parité (2-2).
Une décision de la LFP jugée contradictoire
La colère rennaise s'appuie sur deux griefs majeurs face à la Commission des Compétitions :
- Le règlement du championnat : Selon le SRFC, le règlement stipule qu'un aménagement exceptionnel n'entraîne pas d'inversion automatique du calendrier global, ce qui devrait maintenir le match retour en Bretagne en mars prochain.
- La responsabilité parisienne : La LFP ayant elle-même infligé 150 000 euros d'amende au PSG pour le manquement lié à son terrain, Rennes estime anormal d'être pénalisé sur le plan sportif en perdant l'avantage du terrain au retour.
Le CNOSF dispose désormais de quelques semaines pour réunir les différentes parties et émettre une proposition de conciliation.