À seulement quelques heures de donner le coup d'envoi de son choc au sommet face à Manchester City en Ligue des champions (21h00 à l'Etihad Stadium), le Paris Saint-Germain se voit rattrapé par les fantômes du passé. Selon les informations dévoilées par l'AFP et confirmées par le parquet de Paris, la direction et plusieurs membres du personnel du club de la capitale ont été entendus dans le cadre d'une enquête préliminaire pour harcèlement moral au travail.
Cette procédure fait suite à la plainte déposée en mai 2025 par son ancienne milieu de terrain internationale Kheira Hamraoui.
Une mise à l'écart délibérée au cœur des investigations
Les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) cherchent à déterminer si l'ancienne joueuse parisienne, partie du club en juin 2023, a sciemment été placardisée après sa convalescence pour la contraindre à plier bagage. Selon son avocat, Me Pascal Garbarini, cette démarche vise à réparer un préjudice qui aurait forcé l'ex-internationale à poursuivre sa carrière dans des championnats moins huppés (Mexique puis Arabie saoudite).
Contacté par la presse, l'état-major du PSG s'est refusé à tout commentaire alors que les investigations se poursuivent activement sans conclusion judiciaire définitive à ce stade.
Deux procédures distinctes aux prud'hommes et au pénal
Ce dossier pour harcèlement moral se distingue nettement de la procédure pénale relative à la violente agression subie par la joueuse en novembre 2021 à Chatou, pour laquelle un procès a notamment été requis contre son ex-coéquipière Aminata Diallo et César Mavacala.
Sur le plan prud'homal, après avoir été déboutée en décembre 2025 alors qu'elle réclamait 3,5 millions d'euros au club parisien, Kheira Hamraoui a immédiatement fait appel de la décision. Un litige financier et moral de haute intensité qui continue de faire de l'ombre au volet sportif du PSG.