Ligue 1 : Le Stade Rennais prêt à abandonner le Roazhon Park

Déterminés à faire franchir un palier définitif au Stade Rennais sur la scène nationale et européenne, François et François-Henri Pinault voient de nouveau très grand pour les infrastructures du club breton. Alors que le Roazhon Park, limité à 29 000 places et propriété de la Ville, s'avère régulièrement trop étroit pour répondre à l'engouement populaire, le dossier du stade revient en force au centre des débats.

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Illustration : "Ligue 1 : Le Stade Rennais prêt à abandonner le Roazhon Park"
© site officiel du Stade Rennais

Selon les indiscrétions rapportées par Ouest-France, la famille actionnaire n'a aucunement écarté l'option de bâtir son propre stade privé. Un projet pharaonique dont l'investissement avoisinerait la somme colossale de 450 millions d'euros.

Deux visions diamétralement opposées avec la municipalité

Ce dossier d'envergure cristallise de vives tensions politiques avec la Mairie de Rennes. La municipalité défend fermement une rénovation-extension du Roazhon Park actuel pour porter sa jauge à environ 40 000 places, moyennant une enveloppe budgétaire estimée à 120 millions d'euros.

Cependant, les propriétaires rennais traînent les pieds à l'idée d'essuyer de lourds travaux de restructuration dans une enceinte vieillissante sans en détenir la pleine propriété commerciale. L'alternative de construire un stade flambant neuf de 45 000 sièges sur le site proche de la Barre-Thomas, financé intégralement par les fonds d'Artémis, séduit davantage les décideurs bretons.

Un saut dimensionnel dans le sillage de La Piverdière

Après l'inauguration récente du nouveau centre d'entraînement ultra-moderne de La Piverdière 2 (représentant un investissement de 40 millions d'euros), l'état-major rennais entend aligner l'ensemble des infrastructures du club sur les standards des cadors européens.

Comme l'a publiquement souligné le président exécutif Arnaud Pouille, l'acquisition ou la construction d'un outil de travail aux dimensions de ses ambitions s'impose comme la suite logique du projet. Le rapport de force ne fait que débuter entre l'institution bretonne et les élus locaux.