L’accalmie sportive ne rime pas encore avec sérénité comptable pour l’Olympique Lyonnais. Ce mardi, Eagle Football Group (EFG) a publié des résultats financiers qui font froid dans le dos : un résultat net déficitaire de 186,5 millions d’euros pour la seule première moitié de la saison (jusqu'au 31 décembre 2025). Après un exercice 2024-2025 déjà marqué par des pertes records, le club reste dans une situation jugée « encore critique ».
L'ombre pesante de John Textor
Dans son communiqué, EFG ne prend pas de gants pour désigner le responsable de ce naufrage. Le groupe pointe du doigt les « expositions héritées du passé » et la gestion de John Textor, écarté de son poste de PDG en juin dernier. On apprend notamment que la dette globale a culminé à 518 millions d’euros. Plus grave encore, l'ancienne direction est accusée d'avoir pris des engagements financiers auprès de tiers sans en informer le groupe, alourdissant un fardeau déjà colossal.
Michele Kang, l'ultime espoir de rachat ?
Alors que la holding Eagle Bidco est placée sous administration judiciaire, la mise en vente de l'OL est désormais une réalité concrète. Le groupe mise tout sur l'arrivée d'un nouvel actionnaire capable de refinancer le club avant juin 2026. Tous les regards se tournent vers Michele Kang, actuelle PDG et actionnaire minoritaire. La femme d'affaires américaine travaille activement sur une offre de reprise, potentiellement épaulée par le fonds Ares, créancier majeur qui avait initialement financé le rachat de Textor en 2022.
Un léger mieux sur le plan opérationnel
Au milieu de ce marasme, une petite lueur d'espoir apparaît. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) montre une amélioration significative, passant de -46,1 millions à -2,2 millions d'euros. Ce redressement opérationnel prouve que le club, dans son activité quotidienne, parvient à limiter la casse. Cependant, tant que la question de la dette structurelle ne sera pas réglée par un changement de propriétaire, l'épée de Damoclès de la DNCG continuera de planer sur les Gones.