Le séisme se confirme entre Rhône et Saône. Après des mois d'incertitude et l'éviction de John Textor de la holding de tête en mars dernier, l'Olympique Lyonnais entre dans une phase décisive de son histoire. Ce mardi, Eagle Football Group a annoncé la mise en place d'un comité indépendant pour superviser la vente du club. Michele Kang, déjà présidente de l'OL, est la grande favorite pour prendre le contrôle total de l'institution avec le soutien d'un géant de la finance.
John Textor écarté, l'OL sur le marché
C'est un tournant historique pour les Gones. La société de droit anglais Eagle Football Holdings Bidco Limited, qui détient 85% de l'OL, est entrée dans une procédure d'administration. En clair, les actifs de la société sont désormais à vendre pour éponger ses dettes. Le communiqué publié ce mardi matin confirme que l'information confidentielle du club pourra désormais être partagée avec des repreneurs sérieux.
Pour garantir la transparence de l'opération, un comité ad hoc composé de trois administrateurs indépendants (Gilbert Saada, Nathalie Dechy et Victoria Wescott) a été nommé. Leur mission : éviter tout conflit d'intérêts et évaluer les offres à venir.
Le duo Michele Kang - Ares Capital prêt à frapper
Si plusieurs investisseurs pourraient se manifester, une offre se détache déjà nettement. Un consortium formé par le fonds d'investissement Ares Capital et un affilié de Michele Kang s'est officiellement positionné.
Déjà aux commandes de l'OL Féminin et nommée PDG de l'entité globale après le départ de Textor, Michele Kang ambitionne de devenir la nouvelle propriétaire majoritaire. L'implication d'Ares Capital, un acteur majeur du financement sportif mondial, donne un poids financier considérable à cette candidature qui rassurerait les salariés et les actionnaires.
Une offre publique obligatoire en vue ?
Le processus pourrait s'accélérer dans les prochaines semaines. Si le changement de contrôle est validé par le comité indépendant, une offre publique obligatoire sur le reste des titres de la société devra être lancée.
Le communiqué précise également que d'autres accords de confidentialité pourraient être signés avec d'autres tiers intéressés. Lyon s'apprête donc à vivre un printemps agité en coulisses, avec l'espoir de retrouver une stabilité financière et une gouvernance pérenne après les turbulences de l'ère Textor.