OL : « C’est à l’État d’agir », Sidney Govou tape du poing sur la table après les débordements

Après les débordements survenus au Parc OL à la suite de la rencontre contre Le Havre le 29 août dernier, le climat demeure tendu autour de l'Olympique Lyonnais. Dans les colonnes du quotidien Le Progrès, l'ancien attaquant et septuple champion de France Sidney Govou a pris la parole pour dénoncer les actes discriminatoires et le racisme récurrents qui entachent l'image du club.

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Illustration : "OL : « C’est à l’État d’agir », Sidney Govou tape du poing sur la table après les débordements"

Des dérapages anciens et des inquiétudes de père de famille

Rappelant que le phénomène n'est pas nouveau, l'ancien international français s'est remémoré des altercations passées avec des responsables de tribunes durant sa carrière de joueur. Aujourd'hui consultant pour Canal+, il réagit surtout en tant que père de famille, affirmant refuser que son fils métis se rende dans certaines travées : « Je n'incrimine pas les groupes, mais des microgroupes de personnes qui font régner une espèce de terreur ». Il évoque également les regards hostiles qu'il subit parfois de la part de certains supporters lors de ses déplacements européens.

Un appel direct aux autorités publiques

À l'instar du directeur général du club Michael Gerlinger, Sidney Govou estime que la responsabilité ne doit pas reposer uniquement sur les épaules de l'institution lyonnaise. Il appelle l'État à prendre des mesures fermes contre les dérives constatées dans les stades : « On chante la Marseillaise dans la tribune, j’en suis heureux car je suis français et patriote. Mais la Marseillaise ne se finit pas par ‘‘bleu blanc rouge’’ avec un bras tendu, comme on peut parfois le voir. Il ne faut pas confondre patriotisme et nationalisme. À un moment donné, il va falloir intervenir. On incrimine le club, mais c’est à l’État d’agir et de sanctionner ».