Sur le terrain, l'Olympique de Marseille redresse la tête. Forts d'une série de quatre victoires consécutives en Ligue 1 conclue face à Toulouse (2-0), les hommes de Bruno Genesio sont remontés à la sixième place du classement. Mais en coulisses, la prudence reste de mise. Alors qu'un déplacement à haut risque se profile jeudi face au Bayer Leverkusen en Ligue Europa, la direction olympienne doit faire face à un chantier contractuel particulièrement épineux.
Emerson, Harit, Kondogbia et de Lange libres de négocier dès janvier
À l'issue de la saison actuelle, quatre éléments majeurs du onze marseillais arriveront au terme de leur bail : le latéral gauche Emerson Palmieri, le milieu offensif Amine Harit, le recupérateur Geoffrey Kondogbia et le gardien Jeffrey de Lange. Dès le 1er janvier prochain, ces quatre cadres seront légalement autorisés à s'engager avec le club de leur choix en vue d'un transfert libre l'été suivant.
Une perspective embarrassante pour l'état-major marseillais. La gestion financière du club et les contraintes budgétaires incitent à l'austérité, rendant toute négociation de prolongation particulièrement complexe sans concessions salariales majeures de la part des joueurs concernés.
Un ultimatum financier imposé par la direction phocéenne
Si certains d'entre eux possèdent un salaire conséquent au sein de la grille marseillaise (notamment Kondogbia et Emerson), la position du club est claire : aucune prolongation ne sera accordée sans un effort financier significatif. En parallèle, les portiers remplaçants Jelle van Neck et Théo Vermot verront également leur contrat prendre fin en juin.
Faute d'accord dans les semaines à venir, l'OM s'expose à perdre plusieurs millions d'euros d'actifs sportifs sans percevoir la moindre indemnité de transfert, contraignant le directeur sportif et Bruno Genesio à reconstruire une partie de l'ossature de l'équipe lors du mercato estival.