Le grand coup de balai est officiellement lancé dans la cité phocéenne. Alors que l'Olympique de Marseille entame une reconstruction majeure de son effectif pour l'installer dans l'ère Bruno Genesio, la direction doit composer avec une contrainte de taille : surveiller ses finances à l'euro près. Pour lancer les grandes manœuvres, le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi, soutenu de près par Medhi Benatia, a tranché dans le vif en dressant une liste de cinq départs prioritaires.
Le loft des revenants : Garcia, Harit et Maupay poussés dehors
Pour l'état-major olympien, l'heure n'est plus aux sentiments. Selon les dernières révélations du quotidien L'Équipe, les dirigeants marseillais ont activé leurs réseaux et multiplié les échanges avec plusieurs agents de joueurs pour accélérer les ventes. Trois éléments de retour de prêt se retrouvent ainsi directement sur le marché, n'entrant pas du tout dans les plans tactiques du nouveau staff technique.
Il s'agit d'Ulisses Garcia (de retour de Sassuolo), d'Amine Harit (qui rentre de Basaksehir) et de Neal Maupay (prêté la saison dernière au Séville FC). Le mot d'ordre pour ce trio est limpide : alléger au plus vite la masse salariale globale et éviter l'écueil d'un vestiaire surchargé de joueurs sans aucun avenir sportif défini à court terme.
Aubameyang et Kondogbia : Les deux gros chantiers de l'été
Si les dossiers des trois revenants semblent s'inscrire dans une logique purement comptable, les cas de Geoffrey Kondogbia et de Pierre-Emerick Aubameyang s'avèrent infiniment plus complexes à piloter pour Grégory Lorenzi.
Le cas de l'attaquant gabonais suscite une attention toute particulière. Auteur d'une saison pleine, Aubameyang ne cache pas son envie de disputer une année supplémentaire sous la tunique ciel et blanc, séduit par la nomination de Bruno Genesio. Cependant, l'OM souhaite impérativement reprendre le contrôle de sa grille salariale et ne cracherait pas sur une belle indemnité de transfert en provenance des marchés exotiques ou du Golfe. De son côté, Kondogbia paie son rendement trop intermittent au regard de son coût financier pour le club.
Le piège du marché : Tout le football européen sait que Marseille a besoin de vendre pour recruter. Cette position de faiblesse expose l'OM à des offres révisées à la baisse par les acheteurs. À l'inverse, des cadres à forte valeur marchande comme Pierre-Emile Højbjerg, Hamed Traoré ou Mason Greenwood plaisent énormément à l'étranger, mais s'en séparer affaiblirait grandement le onze de départ. Lorenzi va devoir se montrer très habile pour équilibrer la balance.