Tout juste envoyé au purgatoire, le FC Nantes se prépare à une sacrée guerre dans une Ligue 2 qui s'annonce plus impitoyable que jamais. Après avoir salué le baroud d'honneur de Vahid Halilhodzic, qui a tenté le tout pour le tout pour éviter le naufrage, la direction n'a plus une minute à perdre s'ils veulent remonter direct. Dans les bureaux de la Jonelière, c'est la course contre la montre pour trouver le nouveau boss du banc, l'homme clé pour piloter le mercato d'été. Sauf que si Waldemar Kita a l'embarras du choix sur le papier, les premières discussions montrent déjà que l'affaire est loin d'être gagnée.
Huit noms sur la table, mais déjà des râteaux en série
Les patrons des Canaris ont déjà pris quelques vestes mémorables qui viennent plomber le dossier. Approchés pour reprendre l'équipe, Olivier Pantaloni (en route pour Lens), Philippe Montanier (libre depuis son départ de l'ASSE) et Christophe Pélissier ont tous dit non, même si un tout petit espoir subsiste encore pour l'ancien coach d'Auxerre. Face à ces refus, une vieille connaissance de la Maison Jaune a subitement repris une énorme cote : Michel Der Zakarian. Déjà passé deux fois sur le banc nantais avec deux montées au compteur (2008 et 2013), le technicien de 63 ans s'entend bien avec l'homme d'affaires franco-polonais et ressemble à l’assurance tous risques.
Derrière la piste « Der Zak », quatre autres profils de coachs sur le carreau sont étudiés de très près. Les CV de David Guion (ex-Reims), Thierry Laurey, Laurent Batlles et Stéphane Gilli (ex-Paris FC) ont tous reçu le feu vert de la cellule de recrutement.
Pour Waldemar Kita, le portrait-robot est simple : il faut un mec qui connaît les pièges de la Ligue 2 par cœur pour pouvoir se coltiner des clients comme Reims, Montpellier ou Metz. L'heure des choix a sonné à Nantes, car le vestiaire attend de pied ferme son nouveau patron pour savoir à quelle sauce l'été va être mangé.