À deux journées de la fin, l’AS Saint-Étienne pensait au moins pouvoir respirer sur un point précis : la discipline. Mais derrière ce faux soulagement, une autre menace se dessine, et elle pourrait coûter très cher à Philippe Montanier dans la course à la montée.
Sur le papier, la nouvelle a de quoi rassurer. Les Verts ne risquent plus de suspension pour accumulation de cartons jaunes avant la dernière journée face à Amiens. Une donnée loin d’être anodine dans un sprint final où chaque absence peut tout faire basculer.
Pendant plusieurs semaines, certains cadres vivaient sous pression, à l’image d’Augustine Boakye ou Florian Tardieu, régulièrement exposés. Désormais, ce risque disparaît. Montanier pourra aligner ses meilleurs éléments sans calcul, avec l’objectif clair de prendre six points sur les deux derniers matchs.
Mais ce soulagement reste très relatif.
Après la lourde défaite face à Troyes, l’ASSE avance déjà avec un effectif fragilisé et une dynamique clairement négative. Et dans ce contexte, le moindre imprévu peut devenir critique.
Boakye sous surveillance, un risque bien réel
Si les cartons jaunes ne sont plus un problème, un danger subsiste : l’expulsion.
Et dans ce registre, Augustine Boakye cristallise les inquiétudes. Très exposé dans le jeu, souvent engagé, le milieu stéphanois reste un joueur à risque dans un match sous tension comme celui qui attend les Verts à Rodez.
Un carton rouge et c’est une suspension immédiate pour la réception d’Amiens. Dans un sprint aussi serré, perdre un titulaire à ce moment précis serait un coup dur majeur.
D’autant que l’ASSE n’a déjà plus beaucoup de solutions.
Entre les blessures qui s’accumulent et les contre-performances récentes, l’effectif montre des signes de fatigue. Une situation qui fait directement écho aux inquiétudes apparues ces derniers jours, notamment après la sortie sur blessure de certains cadres et la difficulté à maintenir un niveau constant sur 90 minutes.
Une équipe sous pression totale
Le déplacement à Rodez s’annonce comme un tournant. Battus à Bastia puis sèchement dominés par Troyes, les Verts ont perdu leur place dans le top 2 et n’ont plus aucune marge d’erreur.
Dans ce contexte, jouer “libéré” est une théorie séduisante. Mais sur le terrain, la réalité est souvent différente. L’engagement sera indispensable, mais il devra être maîtrisé. Trop de précipitation, et le risque de sanction augmente.
Et face à une équipe de Rodez particulièrement solide à domicile, le moindre détail peut faire basculer la rencontre.
Un sprint final sans filet
L’ASSE n’a plus le choix. Deux matchs, six points à aller chercher, et une pression maximale sur chaque action.
Le paradoxe est là : les Verts sont libérés d’une contrainte… mais plus exposés que jamais.
Et dans ce genre de fin de saison, ce ne sont pas toujours les cartons jaunes qui font le plus de dégâts.