Le Paris Saint-Germain est champion d'Europe pour la deuxième année consécutive ! Seulement les festivités du sacre obtenu face à Arsenal à Budapest, ont basculé dans le drame à Paris. Un mort, un blessé grave dont le pronostic vital est engagé, et des centaines d'interpellations : la nuit parisienne a été très violente.
Les autorités avaient pourtant anticipé les risques. Près de 8 000 policiers et gendarmes avaient été déployés dans la capitale et la petite couronne, soit 50% de plus que lors des célébrations de la saison précédente. Des dispositifs renforcés aux Champs-Élysées, au Trocadéro et dans les nœuds de transport. Malgré cela, la violence a débordé, comme trop souvent lors de ces nuits de liesse qui dégénèrent. Les célébrations du titre parisien en Ligue des Champions ont ainsi rapidement viré au chaos dans plusieurs quartiers de la capitale.
Un mort, 219 blessés, 780 interpellations
Selon le communiqué du parquet de Paris publié autour de 11h30, un accident mortel de la circulation impliquant un motocross a eu lieu dans la capitale cette nuit lors des célébrations. Le conducteur, décédé, aurait pris de face des blocs de béton sur une bretelle de sortie du périphérique au niveau de la porte Maillot, selon Le Parisien. Une autre personne, grièvement blessée, voit son pronostic vital engagé ce dimanche. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a par ailleurs dénoncé un nombre accru de tirs de mortier sur les forces de l'ordre.
Au total, 780 interpellations sur l'ensemble du territoire, contre 592 l'année dernière pour le même match, et 457 gardes à vue ont été recensées. On dénombre également 219 civils blessés, dont 8 graves, et 57 policiers blessés.
Ces chiffres, en hausse sensible par rapport à la saison dernière malgré un dispositif de sécurité encore plus massif, posent des questions lourdes sur la capacité à encadrer ce type de rassemblements spontanés dans la capitale. Le PSG peut savourer son doublé historique en Ligue des Champions, mais cette nuit parisienne laisse un goût amer, et endeuille des célébrations qui auraient dû rester un moment de joie collective. A l’approche de la Coupe du Monde, cela ne promet rien de bon en cas de liesses françaises…