L’Olympique de Marseille ne fait plus dans la demi-mesure. En pleine crise sportive, la direction a décidé de prolonger la mise au vert de l’effectif, signe d’un durcissement clair du ton en interne à quelques jours d’un déplacement crucial au Havre.
Initialement prévue comme une mesure ponctuelle, la mise au vert imposée à la Commanderie s’étend finalement sur quasiment toute la semaine. Les joueurs marseillais vivent désormais en vase clos depuis lundi, avec très peu de contacts avec l’extérieur et un quotidien entièrement rythmé par le staff.
Une décision qui ne tombe pas par hasard.
Elle intervient après un nouvel épisode tendu à l’entraînement. Habib Beye, particulièrement agacé par le comportement de ses joueurs, a stoppé la séance en cours et quitté le terrain furieux.
Un geste fort, révélateur du climat actuel.
Un vestiaire sous pression maximale
Ce durcissement traduit une réalité : la situation est devenue critique à Marseille.
Entre les résultats décevants, la lourde défaite face au FC Nantes et la menace de manquer totalement l’Europe, le club phocéen traverse une fin de saison sous haute tension. La direction, frustrée par le manque de réaction du groupe, a choisi d’imposer un cadre strict pour provoquer un électrochoc.
Mais cette stratégie n’est pas sans conséquences.
En interne, la lassitude commence à apparaître. Certains joueurs vivent mal cet isolement prolongé, surtout dans un contexte où les responsabilités sont pointées du doigt de manière répétée. Une situation qui fragilise encore davantage un vestiaire déjà sous pression.
Greenwood toujours dans le viseur
Au cœur des tensions, un nom revient avec insistance : Mason Greenwood.
L’attaquant anglais, déjà critiqué ces dernières semaines pour son implication, a de nouveau été ciblé lors de la séance écourtée par Beye.
Un symbole du malaise actuel.
Car au-delà du cas individuel, c’est toute la dynamique du groupe qui interroge. L’investissement, l’attitude et l’état d’esprit sont désormais remis en question, alors même que l’équipe joue sa survie européenne.
Un électrochoc… ou une fracture définitive ?
La question est désormais simple.
Cette mise au vert prolongée peut-elle réellement relancer l’OM ?
Dans l’histoire récente du club, ce type de décision a souvent servi de dernier levier pour provoquer une réaction. Mais dans un vestiaire fragilisé, l’effet inverse n’est jamais à exclure.
À quelques jours d’un match décisif au Havre, Marseille joue gros.
Et cette fois, la bataille ne se joue pas seulement sur le terrain.