À l'approche du Clasico opposant l'Olympique de Marseille au Paris Saint-Germain ce dimanche 20 septembre à 20h45, le Collectif Ultras Paris (CUP) a décidé de lancer une offensive juridique. Le groupe de supporters parisiens refuse de subir une nouvelle interdiction de déplacement au stade Vélodrome et entend bien faire valoir ses droits.
Une procédure d'urgence engagée devant la justice
À travers un communiqué explicite intitulé « 11 ans d'interdiction, ça suffit », le CUP a confirmé avoir mandaté son conseil pour contester la décision ministérielle et l'arrêté préfectoral du 28 août 2026 : « [Nous avons demandé à notre avocat de] saisir en procédure d'urgence le Conseil d'État, afin de contester l'interdiction ministérielle à venir et de demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 août 2026 ».
Le ras-le-bol face à une mesure systématique
Le groupe déplore une absence totale de concertation avec les autorités depuis plus d'une décennie : « Depuis 2015, six préfets se sont succédé, sans qu'aucun véritable dialogue ne soit instauré avec nous. Onze années d'interdictions répétées ne peuvent pas tenir lieu de dialogue. (...) Nous ne demandons aucun privilège. Nous demandons simplement que le droit soit respecté. Nous irons au Conseil d'État ». En parallèle de ce litige, la billetterie du Vélodrome peine à faire le plein pour cette affiche, avec près de 7 500 places qui n'avaient toujours pas trouvé preneur en début de semaine.