OM : Pourquoi l'ère Habib Beye pourrait déjà prendre fin cet été ?

La lune de miel entre Habib Beye et l’Olympique de Marseille semble déjà appartenir à un lointain passé. Après la correction subie à Nantes (3-0), le technicien sénégalais se retrouve face à un bilan qui donne le vertige, et pas dans le bon sens. Pour ses dix premières sorties sur le banc phocéen, l'ancien coach rennais a déjà mordu la poussière à cinq reprises. Il faut fouiller dans les archives poussiéreuses du club, jusqu’en 1984 sous l'ère Roland Gransart, pour retrouver un démarrage aussi laborieux. Avec seulement la moitié de ses points pris, Beye s'inscrit malgré lui parmi les débuts les plus chaotiques de l'histoire moderne de l'OM.

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Illustration : "OM : Pourquoi l'ère Habib Beye pourrait déjà prendre fin cet été ?"
© Site Officiel de l'OM

Un navire sans boussole et un podium qui s'éloigne

Le constat comptable est sans appel : l’OM stagne désormais au 7e rang, voyant ses rêves de Ligue des Champions, et même d'Europe tout court, s'évaporer au fil des week-ends. Au-delà des résultats, c'est l'avenir même du projet qui vacille. Si Beye est théoriquement lié au club jusqu'en 2027, le départ annoncé de Medhi Benatia change la donne. Le conseiller sportif, qui avait porté à bout de bras la nomination du Sénégalais pour succéder à Roberto De Zerbi, ne sera bientôt plus là pour le protéger, laissant l'entraîneur plus isolé que jamais face à la gronde.

Vers un nouveau grand ménage estival

Dans les travées du Vélodrome, l'ambiance est à la résignation. Le groupe semble usé, incapable de révolte, et les deux derniers matchs de la saison ressemblent déjà à un chemin de croix. En coulisses, l'état-major marseillais prépare déjà la suite, et elle s'annonce radicale. Entre la recherche d'un nouveau patron pour la direction sportive, les doutes grandissants sur le maintien de Beye et la nécessité de renouveler un effectif jugé trop limité, Marseille s'apprête à vivre un énième été sous haute tension. Une restructuration profonde paraît inévitable pour éviter que cette fin de saison ne devienne le point de départ d'une crise encore plus profonde.