La menace a été suivie d'effets immédiats. Samedi soir, dans les entrailles du stade du Moustoir, Medhi Benatia avait promis que le groupe allait "passer plus de temps ensemble" après la défaite honteuse face à Lorient (2-0). Dès ce lundi, le directeur du football et le président ont validé un programme de préparation d'une sévérité rare, transformant la Commanderie en un véritable camp retranché jusqu'au choc contre l'OGC Nice dimanche prochain.
La fin du repos dominical
Premier signe de ce durcissement : la journée de repos habituelle du lundi a été purement et simplement supprimée. Les joueurs d'Habib Beye ont été convoqués dès ce matin pour une séance de travail. Mais le plus dur reste à venir. Pour les journées de mardi et mercredi, le staff a imposé des doubles sessions quotidiennes (matin et après-midi) afin de rattraper le déficit d'intensité physique constaté en Bretagne.
Trois nuits sous haute surveillance
Le point d'orgue de cette reprise en main est sans aucun doute la mise au vert prolongée. À partir de jeudi soir et jusqu’au coup d'envoi du match contre Nice, l’ensemble de l’effectif professionnel est réquisitionné pour dormir au centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus. Trois nuits complètes durant lesquelles les joueurs devront vivre, manger et dormir ensemble, loin de leurs proches et des distractions extérieures.
L'objectif : Un électrochoc pour la Ligue des Champions
Cette décision, perçue comme une sanction collective, vise à recréer un liant qui semblait totalement rompu lors des dernières sorties. Medhi Benatia, qui avait invité les joueurs à "ne rien prévoir pour les quatre prochaines semaines", veut forcer ses cadres à prendre conscience de l'urgence de la situation. Avec seulement quatre journées restantes et un podium qui s'éloigne, l'OM n'a plus le droit à l'erreur. Le message de la direction est limpide : ceux qui ne sont pas prêts à sacrifier leur confort pour le club n'auront plus leur place dans le projet.