C'est une histoire de négociation à long terme qui prend des allures de coup de maître. Alors que le marché des transferts s'enflamme de manière spectaculaire de l'autre côté de la Manche entre deux cadors de Premier League, l'Olympique Lyonnais s'apprête à ramasser un magnifique pactole sans bouger le petit doigt.
Le divorce est consommé entre Guimarães et Newcastle
Le marché anglais est en ébullition totale. Tout juste revenu d'une Coupe du monde contrastée et particulièrement frustrante sur le plan personnel, marquée par un bilan de quatre passes décisives mais gâchée par un penalty manqué lors de l'élimination surprise du Brésil en huitièmes de finale face à la Norvège (1-2), Bruno Guimarães a pris une décision radicale. Le capitaine des Magpies a officiellement notifié sa direction et son manager Eddie Howe de son désir profond de faire ses valises. À 28 ans, la sentinelle auriverde fait de son retour en Ligue des champions une obsession absolue.
Et sa future destination ne fait plus de doute : cap sur le nord de Londres. Désireux de muscler et de structurer son milieu de terrain, Arsenal a pris une longueur d'avance décisive. Selon les informations du quotidien L'Équipe, les Gunners ont déjà ficelé un accord contractuel complet avec l'ancien Lyonnais sur la base d'un futur bail de cinq saisons.
Un bras de fer financier qui s'organise à 80 millions d'euros
Il reste désormais à régler l'épreuve de force la plus complexe : convaincre l'état-major de Newcastle de lâcher son maître à jouer. Si une première offensive d'Arsenal à hauteur de 70 millions d'euros a été balayée sans ménagement, le club londonien prépare une deuxième proposition revue à la hausse.
À deux ans de la fin de son contrat actuel, les dirigeants du nord de l'Angleterre réclament initialement une enveloppe de 90 millions d'euros. Toutefois, les discussions avancent d'un pas très décidé et un accord médian autour de 80 millions d'euros se dessine en coulisses. C’est précisément à cet instant que le scénario devient magique pour les finances rhodaniennes.
Une clause en or signée par la direction lyonnaise
Dans les bureaux du Groupama Stadium, la direction de l'Olympique Lyonnais observe ce jeu de poker menteur avec un immense sourire. En effet, lors du transfert initial du milieu de terrain vers la Premier League pour 50 millions d'euros (bonus compris) en janvier 2022, la cellule de recrutement des Gones s'était montrée extrêmement prévoyante. L'OL avait intégré une clause stipulant un intéressement de 20 % sur la plus-value d'une future revente.
Le calcul est donc d'une simplicité limpide : si la transaction finale se valide aux alentours des 80 millions d'euros espérés, la plus-value nette réalisée par Newcastle sera de 30 millions d'euros. Lyon récupérera ainsi automatiquement un chèque de 6 millions d'euros de bonus. Une aubaine économique bienvenue et totalement gratuite pour booster l'enveloppe estivale de recrutement des Gones.