L'AS Saint-Étienne entre dans la dernière ligne droite de sa saison avec une boule au ventre. Si les propriétaires ont investi massivement pour retrouver l'élite, le ticket pour la Ligue 1 est loin d'être composté. À trois journées de la fin, les hommes de Philippe Montanier font face à un calendrier périlleux où chaque faux pas pourrait transformer cette saison ambitieuse en un échec retentissant.
Paul-Lignon, le nouveau cimetière des ambitions de L2
Le calcul est simple : pour monter directement, l'ASSE doit impérativement briller lors de son unique déplacement restant. Problème, ce voyage mène tout droit à Rodez, dans un stade Paul-Lignon devenu une véritable forteresse imprenable.
Les chiffres sont de nature à donner des sueurs froides aux supporters stéphanois : le RAF n'a plus perdu le moindre match depuis le 7 novembre et reste invincible sur ses terres depuis le 26 septembre. Pour une équipe de l'ASSE souvent fébrile loin de ses bases, défier une formation qui joue sa place en barrages de montée ressemble à une mission suicide.
Un enchaînement de "finales" sans répit
Le programme des Verts ne laisse place à aucune décompression :
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Réception de Troyes : Le leader peut valider son titre et sa montée au Chaudron.
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Déplacement à Rodez : Face à l'équipe la plus solide du moment à domicile.
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Réception d'Amiens : Les Picards, actuels derniers, joueront leur survie absolue en National lors de l'ultime journée.
Le Mans en embuscade, le duel à distance s'intensifie
La seule lueur d'espoir pour les Verts vient du calendrier de leur rival principal, Le Mans. Les Sarthois, à égalité de points, n'auront pas la tâche facile non plus avec un périlleux déplacement à Grenoble, la réception de Reims (candidat aux barrages) et un final électrique en Corse face à Bastia.
Après la gifle reçue à Bastia samedi dernier, l'ASSE sait qu'elle a grillé son dernier joker. Si le club ne parvient pas à négocier ce virage final, et notamment ce "déplacement en enfer" dans l'Aveyron, le projet de remontée immédiate pourrait s'écrouler, marquant un gâchis historique pour le monument du football français.