Bordeaux : Le plan de la dernière chance pour sauver les Girondins de la faillite définitive

L'interminable combat pour la survie financière des Girondins de Bordeaux entre dans une phase décisive. Face aux conséquences désastreuses de la rétrogradation administrative du club en Régional 1, le repreneur a soumis une version entièrement révisée de son plan de continuation aux 431 créanciers. Un projet de la dernière chance qui sera examiné le 3 novembre prochain par le tribunal de commerce.

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Illustration : "Bordeaux : Le plan de la dernière chance pour sauver les Girondins de la faillite définitive"
© Site officiel des Girondins de Bordeaux

Un passif divisé par deux et un remboursement étalé jusqu'en 2038

La situation financière du scapulaire exigeait un électrochoc. Selon les informations du quotidien régional Sud Ouest, le nouveau plan de sauvetage vise à faire fondre la dette globale du club de près de 26 millions d'euros à seulement 14,5 millions d'euros. Pour y parvenir, le projet mise sur un étalement de l'effort de remboursement sur une longue période, courant désormais jusqu'en 2038.

Cette cure d'amaigrissement spectaculaire repose sur des concessions massives de la part des différents créanciers du club bordelais, contraints d'acter de lourds abandons de créances pour éviter une liquidation pure et simple.

L'État et Bordeaux Métropole mis à contribution

Dans le détail de ce plan de continuation, l'État s'apprêterait à accepter la minoration de moitié de certaines sommes qui lui sont dues. De son côté, Bordeaux Métropole consent à revoir drastiquement ses exigences, en ne récupérant qu'environ 281 000 euros au titre des loyers impayés pour l'utilisation du stade Matmut Atlantique. Les fournisseurs historiques ainsi que les créanciers sportifs devront quant à eux se contenter d'une portion congrue des montants initiaux réclamés.

En parallèle, le fonds d'investissement Park Bench poursuit son investissement pour maintenir le navire à flot, ayant déjà débloqué près de 1,2 million d'euros afin d'apurer les charges courantes et urgentes. La validation définitive de ce plan de redressement dépend désormais du vote des créanciers et de la décision souveraine du tribunal de commerce.