Tout se jouait sur ce match. Après avoir cru en leurs chances après un match nul et vierge à l’aller à Geoffroy-Guichard, les joueurs de l'AS Saint-Étienne ont sombré dans les dix dernières minutes hier soir sur la pelouse de l'OGC Nice (4-1). Ce résultat scelle ainsi définitivement leur maintien en Ligue 2 pour une saison supplémentaire. Dans la foulée du coup de sifflet final, c'est Gautier Larsonneur qui a pris la parole — et ses mots résument toute la douleur d'un vestiaire anéanti.
Le scénario du barrage retour a été cruel pour les Verts. Après une qualification héroïque face au Rodez AF aux tirs au but — avec les quatre arrêts providentiels de Brice Maubleu — les hommes de Philippe Montanier avaient abordé la double confrontation face au Gym avec ambition. Les absences niçoises, la polémique autour d'Ali Abdi parti en sélection sans l'accord de son club, et même le match à huis clos — auraient même pu constituer autant de signaux favorables pour Saint-Étienne. Mais il n'en a rien été. Un doublé d'Elye Wahi et un Nice revanchard après sa finale de Coupe de France perdue face à Lens ont finalement éteint les espoirs stéphanois. Le résultat final, 4-1, est sans appel, et reflète une impuissance que Larsonneur n'a pas cherché à masquer.
"Un moche résumé de notre saison"
Titulaire depuis le début de la saison dans les buts des Verts, Gautier Larsonneur a été l'un des derniers à s'exprimer en zone mixte. Au micro de Ligue 1+, il a livré une réaction empreinte de lucidité et de tristesse : « On est de retour en Ligue 2, il va falloir refaire 34 matchs pour remettre le club en Ligue 1. On aurait pu faire bien mieux ce soir. Ce match est un bon résumé de notre saison, ça reflète bien notre production. C'est un moche résumé qui nous fait rester en Ligue 2. »
Des mots qui en disent long sur l'état d'esprit d'un groupe conscient de ses lacunes, mais sans doute aussi rongé par la tristesse. Saint-Étienne, annoncé en début de saison comme le grand favori à la montée en Ligue 1, a raté le coche dans le sprint final pour l’accession directe, et ces barrages n’auront donc pas permis aux Verts de se rattraper. Cette fin de saison restera un échec collectif douloureux, que le club devra rapidement digérer pour repartir de l'avant l’an prochain — avec, cette fois, l'obligation de réussir.