Arrivé l'été dernier du côté de Rennes après six saisons à l'Olympique de Marseille, Valentin Rongier est revenu sur les coulisses de son départ du club phocéen, dont il était pourtant devenu le capitaine.
Débarqué de Nantes au mercato estival 2019/2020, Valentin Rongier signait à l'OM pour franchir un cap. Dans un contexte marseillais particulièrement exigeant, on peut dire que c'est chose faite pour le milieu de terrain, qui a disputé 196 matchs sous les couleurs phocéennes, pour 6 buts et 11 passes décisives. Devenu capitaine au fil du temps, il a pourtant vu son aventure marseillaise s'arrêter l'été dernier, sans avoir réellement eu son mot à dire.
Un départ au goût amer
Poussé vers la sortie par la direction, qui souhaitait apporter du sang neuf et récupérer un peu d'argent avant l'expiration de son contrat — il ne lui restait plus qu'un an —, le natif de Mâcon a quitté la cité phocéenne pour Rennes en échange de 5 M€. Dans un entretien accordé au Média Carré, il est revenu sans détour sur son départ, neuf mois après les faits.
« On peut parler d'un manque de respect à partir du moment où pendant six ans, t'as toujours tout donné, t'as jamais dit un mot plus haut que l'autre, t'as représenté les valeurs du club, tu as souvent répondu aux journalistes quand ça n'allait pas… » Des mots qui laissent transparaître un certain dépit, lui qui aurait « aimé un autre départ », sans doute accompagné de davantage de reconnaissance.
L'ex-numéro 21 était pourtant en discussions avec le club pour prolonger son contrat, avant de voir la situation se retourner au fil de l'intersaison. S'il explique avoir « pu relativiser » grâce à son âge et au recul accumulé, il reconnaît que sa réaction n'aurait sans doute pas été la même plus tôt dans sa carrière.
Il conclut par un constat d'ensemble sur l'industrie du football professionnel, où « l'humain passe vraiment au second plan, c'est un univers sans pitié ». Un témoignage fort, qui laisse transparaître que le capitaine rennais — intronisé dans ce rôle dès le début de saison par Habib Beye à l’époque — n'a toujours pas digéré les conditions de son départ de Marseille, presque un an après.