C'est la soupe à la grimace du côté de la Commanderie. En plus d'avoir laissé filer trois points précieux contre Lille (1-2) ce dimanche, l'Olympique de Marseille a peut-être perdu gros dans la course au podium. Mason Greenwood, l'atout numéro un de l'attaque phocéenne, a dû quitter la pelouse du Vélodrome prématurément, fauché en plein élan. À l'heure où le sprint final s'emballe, l'absence de l'Anglais plonge Habib Beye dans un véritable casse-tête tactique.
Un choc violent qui inquiète le staff
Tout a basculé à la 18e minute. Sur une accélération dont il a le secret, l'ancien Red Devil a été stoppé net par une intervention musclée du Lillois Calvin Verdonk. Si l'arbitre n'a pas bronché, les dégâts physiques sont bien là. Touché à la jambe gauche, le numéro 10 olympien a été contraint de céder sa place, laissant ses coéquipiers sans leur principal détonateur.
En conférence de presse, Habib Beye n'a pas caché son agacement ni son anxiété face à la rudesse de l'impact : « Mason passera des examens lundi. Le choc a été vraiment violent », a lâché le technicien sénégalais, redoutant qu'une simple béquille ne cache des dommages plus sérieux.
Le spectre de la lésion avant le choc contre Monaco
Le timing est catastrophique pour Marseille. Alors que la trêve internationale de mars arrive, l'état de santé de Greenwood va tenir tout le club en haleine. Beye a d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme : « Avec ce genre d'impacts, il y a toujours un risque de lésion musculaire profonde, même si l'on pense d'abord à un gros bleu. »
Si l'IRM prévue ce lundi confirme une déchirure ou une entorse, l'OM aborderait le rendez-vous crucial face à l'AS Monaco avec un handicap immense. Sans sa meilleure arme offensive, les chances de qualification pour la Ligue des Champions prendraient un sacré coup. Les supporters marseillais retiennent leur souffle en attendant le verdict médical.