OM : Samir Nasri cash sur Medhi Benatia et Habib Beye

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Illustration : "OM : Samir Nasri cash sur Medhi Benatia et Habib Beye"
© Site officiel de l'OM

La saison de l'Olympique de Marseille s'est achevée dans le chaos, entre départs en cascade à la direction et résultats catastrophiques sur le terrain. Rarement un vestiaire et une cellule dirigeante auront autant fait parler d'eux en dehors des terrains. Et Samir Nasri, consultant pour Canal+ et supporter de toujours du club, a donné son avis.

Pablo Longoria parti discrètement à River Plate, Medhi Benatia avait choisi une tout autre approche pour solder ses comptes avec l'OM. Après la défaite humiliante à Lorient, l'ancien directeur du football avait livré un monologue de près de quinze minutes en zone mixte, taillant à vif les joueurs d'Habib Beye : leur manque d'envie, leur absence de réaction, leur incapacité à renverser la table dans le vestiaire. Une sortie fracassante, très critiquée dans les médias, mais qui avait au moins le mérite de la franchise. Quelques semaines plus tard, lors du dernier match de la saison face au Stade Rennais, Benatia avait enfoncé le clou une dernière fois avant de quitter ses fonctions. C'est dans ce contexte chaotique, où l’OM aura tout de même sauvé quelques meubles en arrachant une place pour l’Europa League l’an prochain, que Samir Nasri a décidé de prendre la parole pour défendre son ami proche et son ex-capitaine à l’OM.

"On ne peut pas lui reprocher de s'être engagé jusqu'au bout"

Interrogé par L'Équipe, l'ancien milieu de terrain marseillais ne mâche pas ses mots. Sur Benatia d'abord, il valide pleinement les prises de parole de l'ancien directeur du football : « Il avait une mission, celle d'imposer une rigueur à ce club, de l'excellence en termes de comportement, d'envie, d'abnégation. Et plusieurs fois, il s'est senti trahi par des joueurs, dont certains qu'il avait lui-même fait venir. Par ailleurs, ses sorties permettaient à d'autres de rester discrets… Mehdi, ça ne l’a jamais dérangé d’être le méchant flic dans un duo. Et surtout, à chaque fois, j'ai compris ses prises de parole. Cela me parlait comme supporter de l'OM, il décrivait exactement ce que j'avais vu sur le terrain. À certains moments, des joueurs abandonnaient ou avaient un manque dans certaines performances, comme à Lorient ou à Nantes. On ne peut pas lui reprocher de s'être engagé jusqu'au bout. » Une pique à peine voilée en direction de Longoria, resté dans l'ombre pendant que Benatia essuyait seul les critiques.

Sur Beye, Nasri s'est montré tout aussi catégorique. Le consultant estime que le Sénégalais a été victime d'une injustice : jugé non pas sur ses résultats, mais sur son ancien poste de consultant pour Canal+. « J'ai trouvé ça injuste. On devait juger Habib Beye pour sa capacité ou pas à entraîner l'OM, cela n’aurait dû être que cela ces quatre derniers mois. On ne doit pas le juger parce qu'il y a trois ans, il a déclaré qu'il ne comprenait pas la gestion du cas Mbappé par Luis Enrique. Il était alors payé pour être consultant et donner son avis. Et quand il est devenu entraîneur, tout le monde l'attendait avec un fusil de sniper pour lui tirer dessus. Ce n'est pas correct. Si on veut avoir des consultants engagés, qui apportent une plus-value, on ne peut pas les attaquer comme ça. »

Des mots forts, qui résument bien l'ambiance délétère qui a entouré l'OM cette saison. Avec l'arrivée de Stéphane Richard comme nouveau président, et de Grégory Lorenzi comme nouveau directeur sportif, le club phocéen espère tourner cette page agitée — et construire enfin sur des bases plus sereines.