Les coulisses de l’Olympique de Marseille n’en finissent plus de trembler. Alors que Frank McCourt a récemment réaffirmé son engagement tout en ouvrant la porte à un actionnaire minoritaire, le journaliste d’investigation Romain Molina vient de jeter un pavé dans la mare. Dans une vidéo explosive, il lève le voile sur les raisons profondes de la rupture entre l’ancien président Pablo Longoria et son directeur du football, Medhi Benatia. Entre conflits d’intérêts liés aux agences d’agents et ingérences politiques pour la future présidence, le club phocéen traverse une zone de turbulences inédite.
Le dossier "Base Soccer" au cœur du conflit
Selon Romain Molina, le point de rupture entre les deux hommes forts de l’OM trouverait sa source dans les pratiques de recrutement. Il révèle que l’un des principaux griefs de Medhi Benatia à l’encontre de Pablo Longoria concernait l’omniprésence de l’agence Base Soccer. Cette écurie, qui avait grandement facilité l’arrivée de l’Espagnol à Marseille, était devenue un partenaire quasi exclusif lors des derniers mercatos.
Benatia aurait ainsi cherché à limiter l’influence des « amis » de Longoria, privilégiant des réseaux plus diversifiés et des profils jugés plus compétents, quitte à placer ses propres hommes. Molina souligne d'ailleurs que malgré le départ annoncé de Benatia en juin prochain, ses collaborateurs sont aujourd'hui jugés assez performants par le club pour que des négociations soient en cours afin de les maintenir à leurs postes. Une preuve, selon lui, que le ménage opéré par le Marocain portait ses fruits contre un système de « copinage » dénoncé de longue date.
L'ombre d'Emmanuel Macron sur la présidence
La seconde révélation de Molina concerne la succession de la présidence. Alors que le nom de Mohamed Bouhafsi circule avec insistance, le journaliste affirme que cette candidature est portée par des appuis pour le moins surprenants. Le journaliste de France Télévisions serait ainsi soutenu par la LFP, le PSG, mais aussi directement par l'Élysée.
Emmanuel Macron, supporter déclaré de l'OM, souhaiterait jouer un rôle actif dans la nomination du futur patron olympien. Une situation que Molina déplore, estimant que Frank McCourt est « mal entouré » et incapable de filtrer les véritables projets sportifs des simples manœuvres de lobbying. Enfin, l'enquêteur tacle la valorisation du club à 1,2 milliard d'euros avancée par l'entourage de l'Américain, la jugeant totalement déconnectée de la réalité économique du marché actuel. À Marseille, le flou artistique continue de régner en maître.