L'Olympique de Marseille a manqué une occasion en or de s'envoler au classement ce dimanche soir. Alors que les résultats de l'après-midi, notamment la chute de l'OL face à Monaco, offraient un boulevard aux Phocéens, le choc de la 27e journée de Ligue 1 a viré au cauchemar tactique et disciplinaire. Battus sur le fil par le LOSC d'un Olivier Giroud toujours aussi clinique (1-2), les Marseillais ont surtout perdu leurs nerfs en zone mixte. Habib Beye, d'ordinaire si mesuré, a cette fois fustigé les décisions arbitrales qu'il juge responsables du basculement de la rencontre et de l'intégrité physique de ses joueurs.
Le cas Mason Greenwood cristallise les tensions
Si l'ouverture du score d'Ethan Nwaneri juste avant la pause laissait présager une soirée de fête au Vélodrome, la sortie prématurée de Mason Greenwood a tout changé. L'attaquant anglais, véritable détonateur du système Beye, a été fauché lors d'un contact qui a mis le feu aux poudres. En conférence de presse, l'entraîneur sénégalais n'a pas mâché ses mots concernant l'intervention de Haraldsson, restée impunie d'un rouge par Monsieur Bastien.
« Greenwood. Et aussi l’intervention de Haraldsson qui me paraît dangereuse et violente. Mason ne le voit pas arriver », a lâché le coach au micro de Ligue 1+. Pour le board de l'OM, cette clémence arbitrale a faussé le rapport de force, privant Marseille de son meilleur atout offensif tout en laissant les Lillois en supériorité numérique psychologique.
Un arbitrage qui interroge avant le choc face au Rocher
Au-delà de la blessure de sa star, c'est la gestion globale de la rencontre qui reste en travers de la gorge des Olympiens. Malgré des images litigieuses à la VAR, les cartons rouges sont restés dans la poche de l'arbitre. Un choix que Habib Beye peine à accepter, même s'il tente de maintenir une façade de respect institutionnel : « Monsieur Bastien a décidé de sortir que des cartons jaunes. Ce sont des choix... Je dois le respecter ».
Désormais doublé par des Lillois survoltés, Marseille n'a plus de joker. L'OM doit maintenant se tourner vers le Rocher monégasque avec une infirmerie qui se remplit et une confiance entamée par ce scénario frustrant. La course au podium s'annonce plus électrique que jamais, et la capacité du staff marseillais à remobiliser ses troupes après ce sentiment d'injustice sera la clé du sprint final.