À la veille d'un barrage retour aux allures de finale de saison, l'OGC Nice devait déjà composer avec les absences d’Hicham Boudaoui et les incertitudes du calendrier FIFA. Un nouveau coup dur vient de s'y ajouter, et celui-ci prend une tournure particulièrement explosive : un joueur est parti rejoindre sa sélection sans l'accord de son club.
Le contexte de ce barrage retour face à l'AS Saint-Étienne ne pouvait pas être plus tendu pour les Aiglons. Après un triste match aller nul à Geoffroy-Guichard (0-0), Nice joue jeudi soir sa survie en Ligue 1 dans un Allianz Riviera à huis clos — sanction de la LFP pour les débordements survenus lors du dernier match à domicile contre Metz.
Concernant l’effectif disponible, la direction niçoise avait déjà bataillé pour conserver ses internationaux malgré la fenêtre FIFA liée à la préparation de la Coupe du Monde 2026, obtenant notamment les sursis de Yehvann Diouf, Antoine Mendy et Elye Wahi. Une victoire partielle, mais décisive tant ces joueurs sont importants. Et c'est dans ce contexte de tension maximale qu'est tombée une nouvelle qui fait désormais jaser dans toute la Ligue 1.
Une absence non autorisée, des sanctions envisagées
Selon les informations d’RMC Sport, Ali Abdi auait quitté le groupe niçois pour rejoindre la Tunisie et préparer la Coupe du Monde. Le problème majeur est qu’il n’aurait pas obtenu le feu vert de l'OGC Nice. Le média précise que naturellement, le joueur de 32 ans s'expose désormais à des sanctions de la part de son club.
Le geste du principal intéressé est d’ailleurs particulièrement difficile à justifier sportivement, alors que son équipe s’apprête à disputer le match le plus important de sa saison. Abdi, latéral gauche tunisien arrivé à Nice en 2022, est un élément régulier du dispositif de Claude Puel et son absence, dans ces circonstances, constitue non seulement une perte sportive, mais aussi un signal de désunion interne particulièrement malvenu.
Pour le Gym, déjà privé de Boudaoui sur blessure et devant gérer les séquelles physiques de l'enchaînement de la finale de Coupe de France perdue face à Lens et ces barrages, ce départ non autorisé tombe au plus mal. Puel devra ainsi trouver des solutions dans un couloir gauche fragilisé, tout en maintenant la cohésion d'un groupe sous pression maximale. Et à Saint-Étienne, on ne peut qu'observer la situation niçoise se compliquer — avec un sourire discret.