L’Olympique de Marseille joue gros sur cette fin de saison, et pas seulement sur le plan sportif. Si le club phocéen venait à manquer la prochaine Ligue des champions, les conséquences pourraient être lourdes au moment d’aborder le mercato estival. Avec un déficit important et l’absence potentielle des recettes de la C1, Marseille serait alors contraint d’ouvrir la porte à plusieurs ventes majeures pour rééquilibrer ses finances.
Les gros actifs offensifs au premier plan
Quand on parle de vente importante à l’OM, un nom s’impose immédiatement : Mason Greenwood. L’attaquant anglais reste le joueur le plus bankable de l’effectif marseillais. Malgré la part qui pourrait revenir à Manchester United, un transfert massif permettrait tout de même au club olympien d’encaisser une somme très importante. Dans une situation financière tendue, son dossier apparaît forcément comme l’un des plus sensibles de l’été.
Derrière lui, Amine Gouiri représente aussi une valeur sûre sur le marché. L’international algérien conserve une vraie côte sur le marché des transferts et pourrait rapporter autour de 30 millions d’euros. Même logique pour Igor Paixão, recruté très cher mais toujours capable d’attirer des clubs étrangers, notamment en Premier League. Son profil explosif et son âge peuvent encore séduire, ce qui en ferait l’un des rares joueurs susceptibles de générer une grosse rentrée d’argent.
À cela peut s’ajouter la question des salaires. Un départ de Pierre-Emerick Aubameyang, par exemple, allégerait la masse salariale. Dans un contexte où Marseille devrait peut-être compenser l’absence des revenus de la Ligue des champions, cet aspect comptera presque autant que les indemnités de transfert.
Défense et milieu, d’autres ventes possibles
L’attaque n’est pas le seul secteur concerné. En défense, Leonardo Balerdi semble rester l’un des candidats les plus naturels à un départ. Son profil plaît, sa valeur reste correcte, et une vente autour de 20 à 30 millions d’euros permettrait à l’OM de récupérer une somme utile sans forcément toucher à ses éléments les plus difficiles à remplacer.
D’autres noms peuvent aussi apparaître dans la réflexion, comme Nayef Aguerd, dont la valeur reste solide malgré une certaine fragilité physique, ou encore CJ Egan-Riley, arrivé libre et déjà susceptible de générer une plus-value intéressante.
Au milieu, la question salariale devient encore plus centrale. Pierre-Emile Hojbjerg et Geoffrey Kondogbia figurent parmi les joueurs les mieux payés de l’effectif. Une vente du premier rapporterait une indemnité intéressante, tandis qu’un départ du second soulagerait surtout les finances sur le plan salarial. Dans une logique d’ajustement budgétaire, ces dossiers auront forcément du poids dans la balance.
Marseille devra vendre… sans tout casser
L’OM dispose donc de plusieurs cartouches pour renflouer ses caisses si la qualification en Ligue des champions venait à s’envoler. Entre Greenwood, Gouiri, Paixão, Balerdi ou encore certains cadres à gros salaire, le club possède des actifs capables de ramener de l’argent.
Mais toute la difficulté sera là : il faudra impérativement vendre intelligemment. Car Marseille ne peut pas se permettre de sacrifier trop de talents d’un coup s’il veut rester compétitif. L’objectif, même sans C1 en 2026, sera de rebondir vite pour retrouver la coupe aux grandes oreilles dès 2027. Et pour cela, il faudra trouver l’équilibre entre nécessité économique et ambition sportive.