Antoine Kombouaré va devoir se creuser les méninges pour pallier à ce transfert avorté.
Toutes les options sont sur la table pour s’extirper d’une dangereuse quinzième place. Avec quatre potentiels relégués, la Ligue 1 a sérieusement réduit l’espace confortable de son ventre mou. Deux places au-dessus du premier reléguable, à quatre points de celui-ci, le FC Nantes a des raisons de regarder dans le rétroviseur avec crainte et tremblement.
Recrutement long comme le bras prévu ?
« On travaille, on regarde à tous les postes. Mais, j’ai pour coutume de travailler déjà avec l’effectif que j’ai. Les solutions sont souvent à l’intérieur du groupe. J’ai aussi souvent appris que les mercatos d’hiver ne sont pas souvent une réussite, car vous prenez des joueurs qui ne jouent pas dans leur club. Je ne pense pas par ailleurs qu’on ait les moyens d’aller acheter un élément… Et les joueurs qui sont dans leur club et qui ont un temps de jeu, ils ne partent pas. Les mercatos d’hiver, je n’y crois pas par expérience. Ce sont souvent des paris ». Avant d’affronter Troyes le 28 décembre dernier, Antoine Kombouaré semblait très prudent voire défaitiste quant au sujet du mercato hivernal. Pourtant, plusieurs noms seraient ciblés par le coach. À tel point qu’il serait question actuellement d’une mésentente entre le choix du coach et le choix du président (et l’entourage du président).
Une préoccupation à l’entrejeu
La dernière rumeur concerne l’arrivée de Morgan Sanson. L’ancien milieu de Marseille ne joue pas à Aston Villa, c’est le moins que l’on puisse dire. Avec un petit match cette saison, il a des envies d’ailleurs. Sa venue chez les Canaris viendrait étoffer un entrejeu costaud entre Sissoko, Moutoussamy et Chirivella. Sans compter Girotto qui dépanne en milieu défensif. Mais même si son profil plus offensif complèterait la panoplie nantaise, Morgan Sanson a peu de chances de rejoindre le club ligérien : premièrement, sa compétitivité à court terme interroge. Secondement, son salaire pose problème : l’international espoirs français (11 sélections, 2 buts) gagne actuellement plus de 350 000 euros brut mensuels. Un montant astronomique pour le FCN même si « il serait prêt à consentir un effort financier pour faciliter les discussions », selon L’Equipe.