C'est une décision lourde de sens, et elle est tombée ce mercredi. Après le départ annoncé de Bruno Genesio, le LOSC n'a pas tardé à trancher pour lui trouver un successeur. Et le choix d'Olivier Létang est aussi audacieux qu'inattendu : c'est un italien de seulement 36 ans qui devrait prendre les rênes du club lillois.
Bruno Genesio quitte Lille après deux saisons marquées par une campagne jusqu'en huitièmes de finale de Ligue des Champions et une troisième place synonyme de qualification en C1 la saison prochaine. Un bilan solide, mais le technicien a décidé de ne pas prolonger à l'issue de son contrat. Plusieurs pistes se sont donc dessinées pour lui succéder, parmi lesquelles Thiago Motta dont Olivier Létang avait fait sa priorité initiale. Mais d’autres noms comme Stéphane Dumont et Dimitri Farbos, l'un des adjoints de Genesio, étaient également dans la short-list. Mais c'est finalement un nom plus surprenant qui a emporté la mise.
Un pari osé, un héritage XXL
En effet, selon les informations de Marca, et confirmées par Foot Mercato, c'est bien Davide Ancelotti qui a été choisi pour succéder au technicien français. Une présentation officielle pourrait même avoir lieu dès lundi 1er juin à 14h au domaine de Luchin, où Létang a convoqué la presse.
Davide Ancelotti, fils de Carlo, a forgé son parcours dans l'ombre de son père, travaillant successivement comme préparateur physique puis comme adjoint au PSG, au Real Madrid, au Bayern Munich, à Naples et à Everton. C'est d'ailleurs lors de son passage au PSG qu'il a croisé la route de Létang pour la première fois. Il a ensuite pris son envol en solo avec Botafogo, avant d’une nouvelle fois rejoindre son père en intégrant le staff de la Seleção brésilienne pour préparer la Coupe du Monde.
Concernant son expérience à la tête de Botafogo, celle-ci reste mesurée : 55 matchs dirigés, une moyenne de 1,67 point par rencontre, et une sixième place en Série A brésilienne à son départ. Un bilan correct dans un club alors marqué par l'instabilité instaurée par son propriétaire John Textor, mais qui n’a pas de quoi faire trembler non plus.
C'est donc un entraîneur encore en construction qu’Olivier Létang propulse aux commandes d'un LOSC qualifié pour la Ligue des Champions. Un pari à très hauts risques, mais aussi à très hautes récompenses potentielles — à l'image de la trajectoire fulgurante du nom qu'il porte. La saison prochaine sur la scène européenne dira ainsi très vite si le fils Ancelotti est taillé pour ce niveau de responsabilité, lui qui vivra donc sa première expérience en tant que numéro un dans un club du top 5 européen.