Le peuple vert a longtemps rêvé d'un retour romantique de son enfant prodige, mais la réalité des coulisses a fini par doucher les espoirs des supporters. À 35 ans, Faouzi Ghoulam est revenu pour la première fois sur les négociations avortées de décembre 2022, une époque où le latéral gauche algérien avait même reporté le maillot de l'ASSE lors de rencontres amicales. Dans un entretien sans filtre accordé au média italien Fanpage, l'ancien Napolitain explique avec une franchise désarmante pourquoi il a préféré décliner l'offre de son club de cœur, malgré un pont d'or financier et un attachement viscéral au Forez.
Un choc des cultures entre Ghoulam et l'ancienne direction
Si le talent de l'international algérien ne faisait aucun doute lors de son passage à l'Étrat pour se maintenir en forme, c'est sur la vision du projet que le fossé s'est creusé. Ghoulam, fort de son expérience en Ligue des Champions et en Coupe du Monde, ne voulait pas être qu'un simple nom sur une feuille de match.
« Je ne reviendrai pas dans mon club de cœur pour y travailler comme mercenaire », a-t-il lâché, pointant du doigt l'incapacité des anciens propriétaires à percevoir son évolution. Pour l'ex-latéral, les dirigeants stéphanois faisaient l'erreur de le considérer comme le jeune espoir vendu jadis, occultant son statut de cadre international. Lui demandait un projet structuré, peut-être même une passerelle vers un futur rôle de manager ou d'entraîneur, là où l'ASSE ne cherchait qu'une caution d'image pour calmer la gronde populaire.
L'amour du maillot avant le compte en banque
Malgré ce rendez-vous manqué, Faouzi Ghoulam assure que son lien avec les Verts reste intact. Son refus était un acte de protection envers l'institution : « Aujourd’hui, si nos visions divergent, je ne serai pas un mercenaire pour mon équipe préférée ». Une posture qui détonne dans le football business actuel et qui souligne le décalage abyssal qui existait à l'époque entre les ambitions des joueurs emblématiques et la gestion de l'ancienne direction.
Si les choses ont changé depuis la vente du club, ce témoignage apporte un éclairage crucial sur les dysfonctionnements qui ont plombé le mercato stéphanois durant des années. Ghoulam conclut sur une note d'affection, rappelant que l'ASSE sera toujours son équipe, même si l'histoire ne s'écrira plus sur le terrain.