Bordeaux peut souffler, mais la décision fait déjà polémique. Initialement sanctionnés par la FIFA d’une interdiction de recrutement pour trois mercatos, les Girondins ont finalement vu cette mesure être écartée sur le territoire français par la FFF. Une issue qui permet au club aquitain de recruter cet été, mais qui provoque la colère de Romain Molina, très critique envers la Fédération et les dirigeants bordelais.
Bordeaux échappe à une lourde sanction
La situation aurait pu être catastrophique pour les Girondins. Dénoncé par le Sporting Gijon pour le non-paiement du transfert de Pedro Diaz, Bordeaux avait été sanctionné par la FIFA d’une interdiction de recrutement valable pendant trois périodes de mercato. Un énorme coup dur pour un club déjà en reconstruction, d’autant plus après son échec dans la course à la montée en Ligue 3.
Mais la direction bordelaise est toujours restée confiante. Le club s’appuyait notamment sur le plan de continuation validé par le Tribunal de commerce, qui avait annulé certaines dettes. Bordeaux a donc contesté la décision de la FIFA et a finalement obtenu gain de cause auprès de la Fédération Française de Football.
Le FC Girondins de Bordeaux a pris connaissance de la décision de la Commission Fédérale de Contrôle des Clubs de la FFF de ne pas étendre sur le territoire national l’interdiction de recrutement prononcée par la FIFA le 27 mars 2026.
— FC Girondins de Bordeaux (@girondins) June 1, 2026
Cette décision permet au club d’enregistrer… pic.twitter.com/CNZavPysDp
Dans un communiqué, les Girondins ont annoncé que la Commission Fédérale de Contrôle des Clubs de la FFF avait décidé de ne pas étendre sur le territoire national l’interdiction de recrutement prononcée par la FIFA le 27 mars 2026. Résultat : Bordeaux pourra bien enregistrer de nouveaux joueurs cet été.
Molina dénonce une faveur accordée aux Girondins
Mais cette décision ne passe pas du tout auprès de Romain Molina. Sur X, le journaliste a dénoncé ce qu’il considère comme un traitement de faveur accordé aux Girondins. « À quoi servent les règlements ? Pourquoi faire encore une faveur à Bordeaux et ne pas avoir accordé la même chose aux Chamois Niortais auparavant par exemple, le cas est similaire ? », a-t-il lancé.
La FFF et les Girondins s'exposent désormais à des sanctions possibles de la FIFA (!) comme le stipule l'article 21 de la Commission de discipline si la décision prise par l'Instance du football mondial n'est pas appliquée
— Romain Molina (@Romain_Molina) June 1, 2026
Romain Molina estime surtout que cette décision envoie un très mauvais message sur le respect des engagements financiers. « Dans le même temps, Bordeaux n’a toujours pas payé les sommes dues dans certains transferts », a-t-il rappelé, avant de pointer la logique qui semble, selon lui, ressortir de cette affaire : « C’est donc ça la morale pour la FFF : pas la peine de payer, surtout si ce sont des clubs étrangers. »
Le journaliste va même plus loin, en imaginant la réaction inverse si des clubs français étaient victimes d’un tel comportement. « J’imagine la réaction de la FFF si des équipes étrangères faisaient la même chose à des formations françaises », a-t-il poursuivi.
Enfin, Romain Molina s’est aussi attaqué aux dirigeants bordelais, qu’il estime épargnés malgré la situation du club. « Et bien sûr : toujours aucune sanction envers les dirigeants qui continuent tranquillement. La vie est belle pour certains ! », a-t-il conclu.
Sportivement, Bordeaux récupère une vraie marge de manœuvre pour préparer son mercato. Mais médiatiquement, l’affaire est loin d’être terminée. Car derrière cette décision, une question revient déjà avec force : la FFF a-t-elle simplement appliqué le droit français, ou les Girondins ont-ils une nouvelle fois bénéficié d’une clémence particulière ?