C'était le slogan le plus scandé du Kop ces dernières semaines : « La L2 forcera Kita à vendre. » Une équation que les supporters nantais croyaient imparable. Sauf que la réalité en interne serait bien différente, et elle risque de décevoir une bonne partie de la Beaujoire.
Selon les informations relayées par le podcast Sans Contrôle, la relégation du FC Nantes en Ligue 2 n'aurait pas modifié les intentions de Waldemar Kita concernant l'avenir du club. La vente ne serait pas davantage à l'ordre du jour aujourd'hui qu'elle ne l'était en Ligue 1. La raison principale : l'effondrement des droits télévisés du football français a considérablement réduit l'écart économique entre les deux divisions. Dans ce contexte, la L2 représenterait une situation financière moins dramatique que prévu pour les propriétaires.
Pourtant, le contexte interne est déjà électrique. Aristouy n'a pas mâché ses mots et a accusé les Kita d'avoir détruit l'ADN nantais, et la direction a dû taper du poing sur la table après les incidents survenus à la Beaujoire. Le club arrive donc dans ce nouveau cycle avec de lourdes cicatrices.
Un mercato malgré tout ambitieux
Malgré la descente, le club entend rester actif sur le mercato. Kita serait prêt à investir 50 millions d'euros pour préparer la saison de Ligue 2, avec l'objectif affiché d'une remontée immédiate. Mais les chantiers sont nombreux : trouver un nouvel entraîneur après l'échec de la saison passée, gérer les départs, et surmonter l'obstacle colossal qui bloque notamment le dossier Anthony Lopes. La recherche du futur coach a déjà connu un énorme coup dur, signe que rien ne sera simple.
Une vente plus probable en cas de remontée
La tendance qui se dessine en interne pointe vers un scénario précis : une cession du club serait en réalité plus envisageable si Nantes parvenait à remonter rapidement en Ligue 1, avec un effectif assaini et des comptes équilibrés. Les jeunes Canaris, eux, veulent ramener un peu d'espoir après la catastrophe et c'est peut-être sur eux que Kita compte pour relancer la machine.
En attendant, le FC Nantes s'apprête à écrire un nouveau chapitre en deuxième division, toujours sous la houlette d'une direction que les supporters contestent massivement. La L2 n'aura donc pas eu raison des Kita, du moins pas tout de suite.