Il fut, un temps, le défenseur le plus cher de la planète. Aujourd'hui, loin des projecteurs de la Premier League, Eliaquim Mangala écrit les dernières pages de sa carrière dans un cadre pour le moins inattendu. L'ancien international français, dont le passage à l'AS Saint-Étienne en 2022 reste marqué par le traumatisme de la relégation, s'est lancé un ultime défi : l'Amérique du Sud et le championnat bolivien.
Le fiasco stéphanois de 2022 : un tournant douloureux
Arrivé dans le Forez en janvier 2022 pour jouer les pompiers de service, l'ancien roc de Manchester City (transféré pour 45 millions d'euros en 2014) n'avait pas réussi à colmater les brèches d'une défense à la dérive. Malgré 15 matchs sous le maillot vert, il n'avait pu empêcher la chute du club en Ligue 2 lors du barrage maudit face à Auxerre. Un échec cuisant pour celui qui portait un CV prestigieux mais une condition physique déclinante.
Après une pige à Estoril au Portugal et une période sans club à l'été 2025, on pensait la retraite actée pour le natif de Colombes. C'était mal connaître la résilience de l'ancien Citizen.
Le pari fou : l'Oriente Petrolero
Depuis le 27 janvier 2026, c'est en Bolivie, sous les couleurs du Club Deportivo Oriente Petrolero, que Mangala tente un dernier baroud d'honneur. Interrogé récemment sur son choix de carrière exotique, le défenseur de 35 ans a joué la carte de la curiosité :
« C'était une opportunité. Quand j'ai vu l'ambiance, les supporters et l'histoire du club, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter l'aventure sud-américaine pour boucler la boucle ? »
Actuellement 12e du championnat bolivien, son club est en passe d'assurer son maintien. Sous contrat jusqu'en décembre prochain, l'ex-Stéphanois semble avoir trouvé une forme de sérénité, loin de la pression européenne, dans un football où la ferveur des tribunes andines remplace le clinquant de la Ligue des Champions. Une fin de parcours atypique pour un joueur qui aura connu les sommets du foot mondial avant de s'exiler sur les hauteurs de Santa Cruz.