La préparation du choc de la 28e journée de Ligue 1 entre l'AS Monaco et l'Olympique de Marseille vire au casse-tête pour Habib Beye. Déjà privé de son facteur X offensif, Mason Greenwood (suspendu), l'entraîneur phocéen doit désormais composer avec une annonce qui fait grincer des dents sur la Canebière : la désignation de Clément Turpin pour diriger les débats au stade Louis-II ce dimanche soir. Si le Bourguignon est considéré par les instances comme le numéro 1 de l'arbitrage français, son passif avec le club olympien ressemble à un véritable chemin de croix, parsemé de décisions litigieuses qui hantent encore la mémoire des supporters.
L'OM face à son chat noir historique
C’est une statistique qui interpelle pour un club de l’envergure de l’OM : sous les ordres de Clément Turpin, le bilan marseillais est déficitaire. Avec 20 défaites pour seulement 16 victoires en carrière, le sifflet tricolore n'est pas franchement synonyme de réussite pour les Marseillais. Si le dernier rendez-vous s'était soldé par un large succès à Metz (3-0) cette saison, les casseroles traînées par l'arbitre international restent vivaces.
On se souvient notamment de l'expulsion sévère de Pape Gueye à Rennes ou du but injustement refusé à Alexis Sanchez lors d'un duel crucial pour la deuxième place à Lens en 2023. Plus récemment, l'élimination en Coupe de France face au LOSC, marquée par un penalty oublié et la suspension record de Medhi Benatia dans la foulée des protestations, a fini de tendre les relations entre l'officiel et l'état-major olympien. Pour l'OM, voir Clément Turpin sur la pelouse d'un concurrent direct au podium est perçu comme une épreuve supplémentaire.
Un tournant décisif pour la 3e place
Le timing de cette désignation ne pouvait pas être plus délicat. Suite à la défaite inquiétante contre Lille (1-2) et aux récents succès de l'ASM à Paris et Lyon, Marseille a vu son avance fondre comme neige au soleil. Les Monégasques de Philippe Montanier sont désormais la menace numéro 1 pour la qualification directe en Ligue des Champions, profitant du récent coup de mou de l'OL.
Habib Beye, qui a eu quinze jours de trêve pour remobiliser ses troupes, sait que la marge d'erreur est inexistante. Sans Greenwood pour dynamiter l'aile droite, l'OM devra faire preuve d'une discipline de fer pour ne pas offrir d'occasions de sifflets à un arbitre qu'ils surveilleront comme le lait sur le feu. À Louis-II, dimanche soir, la bataille ne se jouera pas seulement dans les pieds, mais aussi dans la gestion émotionnelle d'un arbitrage qui, historiquement, ne leur fait aucun cadeau.