Se moquent-ils de nous ?

Ça suffit ! 

Cet article exprime tout le ras-le-bol que peut ressentir un supporter marseillais.

Il en faut du courage pour regarder un match de l’OM cette année. Ajoutez-y de la patience et beaucoup d’humour. Ah oui, de la pitié aussi car cet OM-là est proche du néant. Ce samedi 12 mars, première fois de la saison à 17h, l’Olympique de Marseille affronte Lorient. Un match passionnant dans la course au maintien ou, soyons ambitieux, au ventre mou. Ne parlons plus de podium pour l’OM car cette équipe ne mérite pas l’Europe. Elle ne mérite rien du tout d’ailleurs. Néanmoins, les joueurs, l’entraineur voir le Président osent encore évoquer le mot « Podium ». Peut-être font-ils référence au fameux film avec Benoît Poelvoorde depuis le début ? Nous espérons.

Revenons au match. A la mi-temps, le constat est simple : une équipe joue au foot et l’autre non. L’équipe qui joue au football mène logiquement à la mi-temps. Sans un grand Mandanda (ENCORE), les Olympiens pourraient être largement devancés.

La fin de saison approche mais les matchs de l’OM restent identiques. On peut y trouver un grand Mandanda, un N’koulou ailleurs depuis le début de la saison, oubliant son jeu de relance qui faisait de lui un des meilleurs défenseurs en 2012. Il partira libre en fin de saison, mais rassure toi Nico avec ton niveau actuel, personne ne voudra de toi. Puis, Karim Rekik a préféré s’arrêter pour voir le but de Majeed Waris. Excusons-le, étant rarement titulaire il a fait en sorte d’être aux premières loges sur le but lorientais. Ne parlons plus de l’attaque marseillaise qui combine individualisme, dribbles ratés, incompréhensions, mais aussi beaucoup de suffisance. Enfin, elle combine tout sauf des passes. A l’image d’un Florian Thauvin, toujours aussi inquiétant dans ses prises de balles qui nous rappellent certains jeunes footballeurs débutants.

Le jeu collectif que peut offrir Lorient fait fantasmer les supporters marseillais et démontre une seule chose : ils s’entrainent. Le peu de combinaisons ou l’absence de tactique proposé par les Marseillais nous obligent à nous interroger sur l’entrainement des Marseillais et leur sérieux. C’est grave non ?

Néanmoins au retour de la pause, une des rares satisfactions de l’année égalise : Mauricio Isla. Le Chilien prouve encore une fois tout son professionnalisme et sa montée en puissance depuis novembre. On se dit alors que le réveil marseillais est ENFIN prêt à sonner.

Mais non rassurez-vous cet OM est toujours aussi pénible, on y peut voir des joueurs se transformer de plus en plus en pseudos-stars, privilégiant leurs intérêts personnels à ceux de l’institution qu’est l’Olympique de Marseille. A l’image de Batshuayi et Cabella qui se chamaillent pour disputer un coup-franc. Par ailleurs, le Belge privilégiera systématiquement la frappe à la passe, tandis que l’ancien Montpelliérain préférera une roulette à une passe décisive par exemple. Les rush solitaire de N’koudou, mais aussi le cas Thauvin n’arrangent rien et que dire de Lucas Silva ; on ne sait plus dire s’il est trop lent ou trop mauvais. Quand on voit les matchs de Cabot, Ndong ou encore Waris du côté lorientais, on peut se dire qu’ils feraient beaucoup plus de bien que ces pseudos-stars.

La deuxième mi-temps démontre encore une fois que l’OM ne possède aucun mental et aucune envie qui pourraient lui permettre de se dépasser et se diriger vers une victoire. L’OM quitte alors le Moustoir sur un match nul, le quinzième en 30 matchs d’un point de vue comptable. Au niveau du jeu et de l’implication, c’est le trentième match nul. Le pire dans cette terrible série est le manque de révolte des joueurs en passant par les supporters.

Alors à qui la faute ?

  • Les joueurs bien sûr. Comme il est dit plus haut beaucoup de joueurs marseillais manquent de professionnalisme et de « QI football ». Pire encore, aucun d’entre eux n’a l’air de se préoccuper de la situation du club. Ces joueurs, hormis quelques-uns, sont trop petits pour ce club.
  • L’entraineur. Quel son rôle ? A quoi sert-il ? On ne sait pas. Avec lui aucun joueur n’a progressé. Ses changements n’ont jamais d’effets et ne parlons pas de sa tactique qui est inexistante. Son prédécesseur, Marcelo Bielsa, était critiqué car il portait un jogging et ne parlait pas Français. Michel, quant à lui, porte un costume, sait probablement dire « match nul » en Français mais n’a gagné que deux matchs au Vélodrome en Ligue 1. Sa communication et le jeu pratiqué par l’équipe sont loin de ce que promettait l’Espagnol en début de saison. Rassurez-vous tout de même, Michel Gonzalez dispose d’un bon réseau de joueurs lui permettant de ramener la pépite Lucas Silva, qui a fortement progressé sous les ailes de son « mentor ».
  • Le président. Un des acteurs majeurs de ce désastre. Depuis sa nomination en 2011, son bilan est catastrophique : une seule qualification en ligue des champions (en 2013) sur cinq possible. Chaque année il propose un nouveau projet, aucun d’entre eux n’a fonctionné et oblige l’OM à se reconstruire dès qu’une saison se termine. Lui, le roi de la communication ne fait plus parler de lui depuis que l’OM peine en championnat, il ne respecte pas son rôle de président qui devrait déboucher sur plusieurs remontrances et colères auprès de ses joueurs après chaque match de l’OM. M. Labrune a fait venir Michel pour conserver la philosophie de jeu prônée par Marcelo Bielsa. Un véritable échec encore une fois. En Août dernier, après une flamboyante victoire contre l’actuel dernier de Ligue 1, il déclara à la presse : « On a des ambitions malgré quelques abrutis qui en doutent et qui essayent de manipuler les autres. On est un club responsable, on a un cahier des charges – celui de l’actionnaire – à respecter, au niveau financier, on l’a fait. Et puis on a un autre cahier des charges – le mien –  qui est celui d’avoir l’équipe la plus compétitive possible ». Les abrutis avaient bien raison et on peut être sûr d’une chose : si Vincent Labrune avait mis autant d’efforts pour garder Bielsa comme il en a mis pour attirer Florian Thauvin en 2013, l’OM ne serait pas à cette place aujourd’hui. La seule chose rassurante est de se dire que plus les jours passent, plus nous nous rapprochons du départ de Vincent Labrune.
  • L’actionnaire. Nous nous réfugions derrière l’argent en se disant que si MLD mettait la main à son compte en banque, l’OM ne serait pas là. C’est exact, mais avec ce président et ces joueurs, tout l’argent du monde n’arrangerait rien.

Cette saison reste l’un des plus tristes depuis bien longtemps car l’impuissance a gagné la cité phocéenne. Les supporters ne se révoltent pas sachant très bien que cela n’améliorerait rien. L’entraineur, les joueurs, et le président ne sont pas au niveau. Un certain fatalisme s’est emparé de Marseille, qui est en train de voir son club devenir un club banal, son stade vélodrome se vider, et la passion tend à diminuer.  L’OM est actuellement 9ème de Ligue 1 dans un championnat plus que jamais faible cette année.

A Marseille, « 9ème » doit seulement signifier un arrondissement et sûrement pas un classement. L’OM coule pendant que le PSG fêtera probablement son titre de champion de France demain. C’est une nouvelle époque. Il faut s’y faire.