Cette saison 2015-2016, l’Olympique de Marseille est une véritable énigme pour toutes les personnes se risquant à analyser le jeu de cette équipe. Entre promesse d’une formation joueuse et désespoir d’aberrantes sorties sur le pré vert, l’OM inquiète une semaine et rassure la suivante. Un éternel ballet de sentiment qui pousse à croire que les Marseillais seraient peut-être atteints d’une certaine schizophrénie.

Le Vélodrome : la forteresse en carton.

Mais où est-il cet OM : celui qui faisait pleurer ses adversaires lorsqu’ils foulaient la pelouse du Stade Vélodrome ?

Dix-septième du classement à domicile, le club phocéen couvre de honte les irréductibles fidèles en voie de disparition se pressant en marche arrière pour venir chanter dans un stade creux, théâtre d’un drame quotidien. En point culminant de la déprime : cet OM-Guingamp du 10 janvier 2016 qui restera comme le pire match de l’histoire des rencontres du dimanche soir sur Canal+. Offrant au passage à un Pierre Mènes, toutes les raisons du monde d’abattre la famille phocéenne, de Michel aux joueurs, en passant par Labrune. Il ne manquerait plus que le tant rechercher partenaire du naming soit Zavatta, et tout ceci deviendrait un cirque en puissance.

A l’extérieur : ne fais pas comme chez toi.

Bruce Banner qui se transforme en puissant Hulk. Voilà comment on pourrait résumer le rapport entre un OM moribond au Vélodrome et un Olympique flamboyant à l’extérieur (toute proportion gardée).

Des joueurs libérés, un jeu fluide, quelques maladresses prémices d’une future perfection, la prestation olympienne face au bien classé Caen ce week-end (17/01/16) à redonné espoirs, une fois de plus, aux supporters. Cinquième équipe à l’extérieur, l’OM rassure hors de ses bases. Et plus l’équipe est loin du Vélodrome, plus la victoire y est complète, un signe peut-être des maux qui coulent Michel dans l’incompréhension du travail le plus dur de sa carrière, de son propre avis.

Alors, quid du mach de mercredi contre Montpellier au Vélodrome ? La énième confirmation ou le retour à la case départ ? Le soleil de Provence arrivera-t-il enfin à percer l’épais nuage du Vel’ ? Réponse demain soir à 22h45.