Pour moi et pour beaucoup, tout commence en 2003 lorsque Vincent Labrune entre en collaboration avec Robert Louis Dreyfus et l’Olympique de Marseille grâce à sa société « VLB Communication ». En parallèle, il se lie d’amitié avec Étienne Mougeotte PDG de TF1 à cette époque, ce qui pousse très vite certains journalistes à se poser des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts entre RLD propriétaire de l’OM et TF1. Pour anecdote, VLB aurait essayé de permettre à l’émission Téléfoot de venir filmer le vestiaire du club, lors de la finale de la coupe de l’UEFA en 2004 face à Valence perdue 2-0, alors même que TF1 n’avait aucun droit de diffusion. Les prémices déjà d’une gestion m’as tu vu de son image en agitant son jouet, l’OM.

En 2008 RLD nomme VLB président de sa holding Éric SOCCER, société-mère de SASP OM détentrice à 100% de l’Olympique de Marseille. Il est alors responsable en totalité des affaires du club de par ses fonctions et sa proximité avec l’actionnaire majoritaire du club et ce jusqu’à la mort de ce dernier en juin 2009. Il est également nommé président du conseil de surveillance de l’OM cette même année.

Il n’a de cesse ensuite, de progresser sur le grand échiquier du football Français. D’abord en étant nommé par ce même conseil de surveillance président de l’Olympique de Marseille en 2011 suite à l’éviction de Jean-Claude Dassier, alors actuel président du club et qui avait permis d’enfin décrocher des titres dont celui de champion de France en 2010 (avec à l’époque Deschamps comme entraîneur et entre autres Heinze Lucho et Niang comme joueurs) après 27 ans de disette et plusieurs finales perdues durant cette période. Puis il sera également nommé au conseil de surveillance de la LFP cette même année.

Dans les deux mois qui suivent sa nomination en tant que président, lui et la nouvelle actionnaire majoritaire du club, la veuve du triste défunt RLD, Margarita Louis Dreyfus, effectuent des changements dans l’organisation du club. Le directoire et le conseil de surveillance sont remplacés par le conseil d’administration pour faciliter le contrôle financier du club par l’actionnaire. De fait, depuis 2011 et jusqu’à ce jour, VLB a eu et a, une emprise totale sur le club, sa politique générale et sportive et surtout l’image médiatique. Ne doutant pas de son influence, à chaque conflit il a toujours, en bon communicateur, su noyer le poisson. Mais s’il était nécessaire d’employer la force, il ne s’en privait pas.

Comme en 2012 lorsqu’il porte plainte contre Stéphane Tapie (fils de Bernard) parce que celui-ci dira de lui que c’est :

« Un président en carton »

Et qu’il interdit dans le même temps l’accès à la commanderie pour les médias ayant relayé ces propos, notamment Le Phocéen.fr et France bleu Provence. La dernière personne qui a dénoncé récemment cette pratique, c’est Pascal Olmeta qui trouve scandaleux que Manuel Amoros soit interdit de stade parce qu’il a osé dire ce qu’il pense de VLB et sa gestion désastreuse. Sans oublier, les conflits avec Pape Diouf, ou encore celui entre Deschamps et Anigo, jusqu’au dernier en date dans lequel il a délégué à l’avocat Russe du club (du moins de l’actionnaire), Igor Levin, le soin de se rendre à une réunion avec Marcelo Bielsa pour parler je cite:

« De point de détail concernant le contrat »

On connaît tous la suite, trois jours plus tard Bielsa laisse orphelin tout un peuple au soir d’une défaite lors du premier match de la saison actuelle.

En regardant les périodes de 1993-2003, puis de 2003-2011 et celle en cours depuis que VLB est président de l’OM, le constat est frappant et sans équivoque et montre bien dans quelle agonie cet homme à fait tomber le club un peu plus chaque année, et ce même si on peut dire que l’actionnaire majoritaire MLD s’est elle aussi montrée globalement désintéressée par les résultats sportifs, inquiète seulement du manque de rentabilité du club. Ce que l’on peut entendre puisqu’elle est avant tout patronne d’une société mais qui forcément fait bondir tout supporter passionné qui se respecte. Même sans comparer le palmarès des ces trois périodes, il suffit de s’attarder sur le classement européen du club pour comprendre l’inquiétude grandissante des supporters. En 1993 l’OM occupait la cinquième place de ce classement, puis la quinzième en 2004 (première année de collaboration de VLB avec le club) et à ce jour seulement à la trente-cinquième !!

VLB a été nommé à la direction du club pour limiter les pertes d’argent et pour pérenniser son histoire dans le temps. Or, il n’a eu de cesse de faire de mauvais choix et de couteux investissements (Khalifa et Sougou pour ne citer qu’eux) même si José Anigo directeur sportif de l’époque, à également sa part de responsabilité. Puis à la demande de MLD, il a commencé à dégraisser la masse salariale avec comme argument que le club devait s’auto-alimenter devant l’éventualité d’une future vente (vieux serpent de mer agité bien des fois pour toujours le même résultat, c’est-à-dire rien). Dans un premier temps, il libère ou vend pour moins que leurs coûts initiaux des joueurs comme Amalfitano ou encore Morientes, puis dans un deuxième temps, il laisse partir gratuit des joueurs « bankables » tel que DD Gignac, André Ayew qui avaient des salaires trop élevés et dont les contrats n’avaient pas été renouvelés préalablement à cette période, ce qui aurait d’ailleurs évité de grosses pertes d’argent, et les ventes à tour de bras des meilleurs talents de l’équipe pour parfois moins que leurs vraies valeurs marchandent. (En exemple on peut parler de Payet vendu le même prix en Angleterre que Jordan Ayew lui aussi vendu en Angleterre mais par Lorient avec des statistiques pourtant bien différentes). C’est d’ailleurs le reproche qui revient le plus souvent sur sa gestion désastreuse. Aujourd’hui il fait investir l’OM sur des jeunes, qualifiés de pari à bas salaire et souvent loin d’être garantis, et il compose le reste de l’effectif comme on rafistolerait une chambre à air avec des rustines, à coup de prêts de joueurs venant de bons clubs mais n’ayant pas réussi à s’y imposer ou étant désireux de relancer leur carrière comme notamment Diarra qui, pour le coup, est une réussite (rare sont ceux qui en doutaient connaissant ses énormes qualités) ou encore De Ceglie qui lui est plutôt un flop hors normes. Ce changement de politique marque le début de la relation avec le groupe d’investissement DOYEN SPORT dont la gestion est un peu comparée à celle du jeu football manager.

Et avec ça, le centre de formation est : «l’un des plus mauvais élèves de l’élite».

L’un des plus mauvais élèves de l’élite

Ce qui pourtant permettrait d’améliorer l’équipe professionnelle par le biais de jeunes formés au club et désireux d’obtenir à leur tour leur chance. Pire les quelques talents présumés, quitte le club parfois sans avoir joué une minute avec l’équipe A ou même sans avoir eu de proposition de contrat. (en exemple Boutobba)

VLB a même réussi le tour de force de reprendre la commercialisation des abonnements, qui sont gérés par les groupes de supporters depuis près de 30 ans. Comment ? grâce ou à cause des d’incidents ayant émaillé la rencontre OM-OL en septembre dernier. Pourquoi je dis le tour de force ? Parce que j’y étais au stade ce soir-là, tribune des Yankees, et à aucun moment je n’ai aperçu le fameux pendu. Certains ont parlé d’une sécurité pas assez vigilante, mais j’ai été fouillé, j’ai enlevé le bouchon de ma bouteille en plastique comme il est demandé et comme à chaque match d’ailleurs. Alors comment y a-t-il pu avoir des canettes en verre ? je ne le sais pas. Coïncidences ou non, les auteurs des faits n’ont toujours pas été confondus malgré toutes les caméras présentes, qu’elles soient de télé ou de sécurité.

Après avoir traité les supporters d’abruti fin août, enfin « certains » de ses mots, il y a donc eu cet incident déplorable. Ça a eu pour répercussion de punir 30000 personnes de match et de leur passion (Deux huis clos pour le virage Sud et un pour le virage Nord) pour l’incivilité de quelques imbéciles. Et puis cela a surtout donné l’occasion à VLB de remettre en cause le bien-fondé des actions des groupes de supporters, en plaçant une épée de DAMOCLÈS au-dessus de leurs têtes et en leur soumettant un accord de plusieurs pages concernant les négociations autour des abonnements.

Ces négociations sont d’ailleurs au point mort, car elles sont considérées par toutes les associations de supporters comme étant plus de la soumission que de la négociation. Michel Tonini président des Yankees a dit 

« En gros on nous demande de payer, de remplir le stade à chaque match, d’assurer l’ambiance et l’image du club pour l’extérieur, de faire du flicage dans les tribunes et de s’estimer heureux »

Mais il y a également l’article 9 de ce document, qui fait rager tous les groupes de supporters, celui qui dit:

« Les associations de supporters déclarent reconnaître et accepter le caractère aléatoire des compositions d’équipe, du résultat sportif et de la qualité de toute manifestation sportive ».

En d’autres termes quoiqu’il se passe, la direction n’y peut rien.
L’impression générale laissée par tous ces remous, c’est qu’on tente un plan Leproux dans les tribunes du vélodrome. Bien sûr les supporters, les anciens joueurs, les amoureux de l’OM et sa passion dévorante, ne l’entendent pas de cette oreille. Il y a d’ailleurs un projet très sérieux de SOCIOS créé par Grégory Durieux qui a pour but d’accéder à un actionnariat populaire et à une vraie reconnaissance des supporters au sein du club comme cela se fait déjà en Espagne.

Depuis le 26/01/2016 l’OM est officiellement à vendre par l’actionnaire majoritaire MLD, enceinte de jumelle avec le richissime Hildebrand et désireuse de se débarrasser du fardeau qu’est devenu l’Olympique de Marseille pour elle. Pour ce faire, on sait qu’elle a confié un mandat de vente à la banque Rothschild. Ceci est surement une lueur d’espoir pour bon nombre de supporters, qui attendent avec impatiente un investisseur à la hauteur de la mythique histoire de ce club et de la passion qui y règne.

Car quoi qu’il arrive, l’OM a vu sa légende naître de ses supporters ! Et l’a consolidé en 1993 en devenant le premier et jusqu’à ce jour le seul club Français a avoir remporté la fameuse coupe aux grandes oreilles. Les années passent, les joueurs ne font que passer, les directions et actionnaires aussi, mais les SUPPORTERS eux « RESTENT » !

Une seule question subsiste, vendre oui mais à qui et pour devenir quoi ?!

 

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