L’infatigable Mauricio Isla

Après le match de l’Olympique de Marseille à Nice, Pascal Dupraz dévoilait dans l’émission J+1 son penchant pour Mauricio Isla :  « Il a une intelligence de jeu qui lui permet de compenser les dribbles de Diarra. Mais pas que. Quand l’OM se fait contrer et que Dja Djédjé est éliminé, Nkoulou sort sur le côté droit, et lui vient se placer en défense centrale pour garder la ligne de 4 derrière et n’offrir que très peu d’espaces aux Niçois observe l’ancien entraîneur d’Evian qui apprécie également son apport dans le jeu. Il sait gagner des duels, 70% de gagné, c’est évocateur. Enfin, il a une faculté à briser les lignes par sa qualité de passe. Le milieu niçois a toujours été mis à mal par ses passes longues et précises ».

Des propos qui ont (enfin) mis en avant le travail invisible du joueur prêté par la Juventus de Turin.

Une polyvalence rare

De nombreuses caractéristiques définissent Mauricio Isla mais sa principale qualité reste sa polyvalence lui permettant de jouer latéral droit comme ailier droit ou encore milieu défensif.

Même s’il occupe depuis peu le poste de latéral droit pour combler l’absence de Brice Dja Djédjé, c’est bien au poste de milieu défensif qu’il est devenu indispensable aux côtés de Lassana Diarra. Lui aussi incontournable. Depuis la fin du mois de Novembre et le match 3-3 contre Monaco au Vélodrome, leur entente a fait un bien fou au milieu marseillais.

Malgré la saison triste et morose de l’OM, Mauricio Isla reste l’une des rares satisfactions. Arrivé dans les dernières heures du mercato estival, il était alors difficile de croire qu’Isla allait devenir un titulaire indiscutable. En effet, avec les arrivés du prometteur Lucas Silva, de Lassana Diarra mais aussi Javier Manquillo au poste d’arrière droit, miser sur Isla était un choix audacieux, lui qui venait de terminer une saison complètement ratée aux Queens Parks Rangers.

Pourtant le Chilien a mis deux mois pour convaincre Michel par sa facilité à effectuer des passes vers l’avant qui « cassent les lignes » comme le rappelle Pascal Dupraz ci-dessus, permettant de trouver facilement Cabella, contrairement à un Lucas Silva réalisant trop souvent des passes latérales ou à ses défenseurs qui ralentissement automatiquement le jeu olympien. Son efficacité dans l’avant-dernière passe est une véritable force, notamment, lorsque l’OM se déplace et doit contrer ses adversaires.

Une suite à Marseille ?

Les chiffres le démontrent : avec Isla, les Marseillais remportent 53% de leurs matchs contre seulement 37% lorsqu’il est absent. Si Isla est indispensable dans la construction du jeu olympien, il demeure aussi incontournable à la récupération du ballon en commettant très peu de fautes.

Néanmoins, l’ancien joueur de l’Udinese est encore très loin de ses prestations avec la sélection chilienne qui sont tout simplement remarquables, faisant de lui un des acteurs majeurs de la victoire de la Roja lors de la dernière Copa America.

Désiré par Bielsa, Isla est arrivé un an après. Le paiement de son option d’achat, estimée à 7 millions d’euros, pourrait être un moyen de ne pas regretter cette arrivée tardive, car il n’est pas impossible qu’une belle histoire apparaisse entre le club marseillais et le Chilien. En décembre dernier le Chilien déclarait son attrait pour la cité phocéenne :

« Marseille c’est l’Amérique du sud : ses supporters, son stade et sa population qui vit le foot à 100 %. Je me sens comme à la maison, comme au Chili ».

Heureusement, nous restons toujours plus d’un an « à la maison ».

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