L’Eldorado Chinois : Une bonne idée pour les footballeurs ?

A quelques jours de la clôture du mercato hivernal dans lequel les rumeurs vont bon train, deux faits ont particulièrement retenu notre attention. Ce sont, d’abord le transfert manqué de Luiz Adriano puis celui, cette fois-ci officiel, de Gervinho. Tous les deux concernent des clubs chinois. Depuis quelques années, il faut reconnaitre que certains footballeurs se laissent tenter par l’exil chinois. Alors, quelles peuvent en être les raisons ? Est-ce toujours un choix judicieux ?

12 janvier 2016, l’affaire est dans le sac, le Milan AC a trouvé un accord avec le club de Jiangsu Sainty pour le transfert de l’attaquant brésilien Luiz Adriano arrivé 6 mois plutôt. Le montant de la transaction est estimé à 14 millions d’euros + bonus ; le joueur quant à lui toucherait 8 millions d’euros par an. Une semaine plus tard, revirement de situation : le contrat n’a pas été signé et le joueur reprendra l’entraînement avec le club lombard. Que s’est-il réellement passé ? A ce sujet, Luiz Adriano déclara : « Ce n’est pas vrai que j’ai demandé beaucoup plus d’argent une fois arrivé en Chine. En effet, je n’ai reçu aucune garantie concernant mes salaires. Jiangsu ne voulait pas mettre le bon montant (NDLR : 8 millions d’euros) sur le contrat. Je ne travaille pas comme ça. C’est pour cela que le transfert a échoué. » Si l’exil chinois est prisé, c’est donc avant tout pour les salaires lucratifs qu’il propose ainsi que les indemnités de transfert satisfaisantes pour les clubs vendeurs. Le cas de l’AS Roma qui vient de céder l’international ivoirien Gervinho au club de Heibi China Fortune FC pour un montant avoisinant les 18 millions d’euros en est une illustration. Hormis l’aspect financier, d’autres raisons sont à mettre en avant, à savoir la découverte d’un nouveau pays, d’une nouvelle culture, la possibilité de faire partie des stars de l’expansion du football chinois…

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Cependant, l’exil ne se passe pas toujours comme voulu à cause de plusieurs facteurs. En premier lieu, des contrats pas toujours très clairs à l’image du cas Luiz Adriano. De même, force est de constater que les émoluments promis ne sont pas toujours dus comme l’évoquait Nicolas Anelka en 2014 : «Pour mon premier mois en Chine, j’ai été réglé en dix fois ! » On assiste donc à des retards de paiement de salaire voire des salaires impayés. Enfin, partir jouer en Chine peut faire perdre la visibilité au niveau international surtout pour les joueurs encore jeunes et qui peuvent toujours être convoqués en équipe nationale. C’est pour ces raisons que des joueurs tels que Didier Drogba ou Seydou Keïta qui s’étaient exilés sont revenus en Europe peu de temps après respectivement à Galatasaray et à l’AS Roma.

En résumé, si aller découvrir le championnat chinois peut s’avérer intéressant sur les plans financier et culturel, il ne faut pas non plus négliger l’aspect contractuel en définissant clairement les termes du contrat à signer.

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